| II - La perception de la couleur |
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La perception des
couleurs est différente selon les espèces vivantes. Le chien, par exemple, apprécie
très mal les couleurs alors que labeille a une vision portant sur un domaine
spectral beaucoup plus étendu que le nôtre, jusque dans lultraviolet. |
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Pour une même
espèce la notion de couleur est subjective (différente dun individu à
lautre). Afin de mettre en jeu des grandeurs mesurables et universellement admises,
la CIE (Commission Internationale de l'Éclairage) a décidé, comme en photométrie, de
se référer à des moyennes statistiques sur un grand nombre dindividus
"normaux". Cest ainsi que lon a défini lobservateur standard
(observateur moyen) qui a permis détablir la courbe S(l) de sensibilité typique de
lil humain, ainsi que les courbes de réponse relatives aux cônes et aux
bâtonnets. |
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Un des points
important de la colorimétrie est que nimporte quelle couleur C peut être créée
par le mélange de trois couleurs "primaires" P1, P2, P3 correctement choisies
et mélangées en proportions convenables. Si on note A1, A2, A3 les trois
"quantités"de primaires nécessaires on peut écrire léquivalence des
sensations sous la forme : |
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C = A1P1 + A2P2 + A3P3 |
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Lorsque
lil dun observateur perçoit directement plusieurs lumières colorées
il y a addition des flux correspondants et lon parle dans ce cas de synthèse
additive dont les primaires, qui permettent de reconstituer une grande partie des couleurs
visibles, sont le Rouge (R), le Vert (V) et le Bleu (B). |
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Lorsque
lil dun observateur perçoit indirectement un rayonnement lumineux
(provenant dune source déclairage et passant au travers de filtres ou de
pigments absorbant une partie de la lumière) il y a soustraction de radiations et
lon parle dans ce cas de synthèse soustractive. Les primaires dans ce cas sont le
Cyan (C), le Magenta (M) et le Jaune (J). |
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