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Mars 1998 |
par J.C. SOHM - Enseignant à l'EFPG
Comparé au téléphone analogique, le RNIS est longtemps resté un véritable luxe. En France, aujourd'hui, les frais de raccordement sont à peu près du même ordre de grandeur, l'abonnement mensuel est environ trois fois plus cher, et le tarif des communications est le même. Lorsqu'il sera aussi répandu que le téléphone analogique, le RNIS sera probablement au même prix : il n'y a pas de raison technique qui justifie qu'il en soit autrement.
Le prix des adaptateurs est encore un peu élevé (on n'a pas l'habitude, en micro-informatique, de payer 5 KF pour une carte d'interface !), mais il est sérieusement orienté à la baisse.
Le poste téléphonique et le fax numériques, par contre, sont environ dix à vingt fois plus chers que les matériels correspondants analogiques. D'où l'intérêt du dispositif américain NT-1, qui permet de continuer à utiliser les anciens appareils analogiques avec une ligne RNIS.
Ainsi le RNIS a quitté le domaine des prévisions et des promesses, pour entrer dans celui des premières réalisations -- lesquelles ne se font pas toujours sans douleur.
On peut cependant écrire que le RNIS est désormais disponible, qu'il fonctionne, et qu'il transmet les données à un coût acceptable sur les courtes et moyennes distances. Pour le seul service téléphonique (sans le fax), le RNIS reste par contre trop cher.
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