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Connaissez-vous le
"Virtual Graphic Artist"? C'est un webzine américain,
que j'ai découvert en surfant sur le web -- par hasard, parce que les moteurs de recherche ne font pas toujours bien les choses. Son
numéro de février comporte un article intutilé "Typography
and the Web" qui mérite d'être consulté. Il s'adresse à tous les concepteurs de sites issus du monde des arts et industries
graphiques, et plus précisément à ceux qui viennent de la PAO. Ces derniers ont abordé le web avec leurs habitudes et leur
savoir-faire -- dont la typographie fait évidemment partie -- et ils n'ont pas caché leur déception : pourquoi le HTML est-il si
limité en ce qui concerne la typographie, et pourquoi ne le remplace-t-on pas par Postscript ou PDF ? Pourquoi ne peut-on pas
transmettre les polices avec la page web ? Pourquoi les plus belles polices s'affichent-elles de manière aussi laide sur
l'écran des ordinateurs ? Pourquoi les navigateurs permettent-ils à l'internaute de modifier l'apparence du texte des pages web
comme il l'entend ? L'article du webzine est là pour leur rappeler que le web est un nouveau media, dont les propriétés sont
très différentes de celles de l'imprimé. Il faut se faire aux défauts de "la toile", profiter de ses qualités, et faire
évoluer la nouvelle typographie dans son nouveau cadre.
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A l'origine de ces déconvenues : le web est un TOUT PETIT
TUYAU, l'écran du moniteur présente une RÉSOLUTION MÉDIOCRE, et ces données techniques
ne sont pas près de changer. De plus, l'internaute est MAÎTRE DE SON SYSTÈME, et peut modifier à
loisir la présentation de l'information que vous lui envoyez ; c'est dans l'esprit du web, il faut vous y faire. Consolez-vous
en usant et en abusant de la COULEUR, qui est plus belle sur l'écran d'un moniteur que sur un
produit imprimé. |