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La notion
d'épreuve date d'au moins trois quarts de siècle. Pour réaliser
l'épreuve, on a d'abord utilisé les presses de production, puis des presses
dédiées. L'épreuvage analogique (initialement nommé épreuvage rapide)
date de 1980, avec l'arrivée sur le marché du procédé Cromalin, suivi en
1984 de son concurrent Matchprint. L'épreuvage analogique réalisé à
partir des films règne en maître jusqu'en 1995, date à laquelle
l'épreuvage numérique commence à se développer dans la foulée du CTP
(Computer To Plate), qui fait disparaître les films. Pendant ces huit
dernières années, de multiples systèmes d'épreuvage numériques ont fait
leur apparition sur le marché, faisant appel à des techniques très
diverses, et affichant des prix variant dans un rapport 1 à 30. Avec
l'effacement progressif de l'épreuvage analogique disparaît le "juge
de paix" de l'épreuve contractuelle, et aucun système numérique ne le
remplace pour l'instant de manière indiscutable, ce qui ne va pas sans
créer des conflits entre photograveurs et imprimeurs. Enfin, le
développement du transfert des fichiers via les réseaux implique celui de
l'épreuvage à distance. Bref, le domaine de l'épreuvage est en évolution
rapide. |