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Imprimerie : la révolution numérique | Page précédente |
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| Lionel Chagas (EFPG) (04 juillet 2005) |
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À chaque périphérique son mode d'acquisition, de visualisation et de restitution de la couleur. D'où l'importance de la gestion des couleurs pour passer du virtuel au réel.
La bonne reproduction de la couleur sur papier est devenue un enjeu primordial dans notre société. En gagnant en réalisme, la reproduction exacte des couleurs de notre environnement rend l'imprimé plus vivant.
Mais comment percevons-nous les couleurs ? La lumière blanche qui nous entoure est la somme de toutes les teintes. Chaque objet absorbe une partie de cette lumière blanche et renvoie une information colorée. Une information physique : la lumière est une onde électromagnétique dont les longueurs d’ondes sont comprises entre 380 nm et 780 nm, une onde convertie et interprétée physiologiquement par l’œil et le cerveau.
| En savoir plus : | ||
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- Commission
Internationale de l'Éclairage (CIE) - Images des couleurs primaires - The Colour Group (Great Britain) |
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La sensation colorée fait intervenir trois composantes : la lumière, l’objet et l’œil. Mais la perception des couleurs est différente d'une espèce vivante à l'autre. Le chien, par exemple, apprécie très mal les couleurs alors que l’abeille bénéficie d'une vision portant sur un domaine spectral beaucoup plus étendu que le nôtre, jusque dans l’ultraviolet.
À l'intérieur d'une même espèce, on retrouve cette même "subjectivité". Afin de mettre en jeu des grandeurs mesurables et universellement admises, la CIE (Commission Internationale de l'Éclairage) a décidé, comme en photométrie, de se référer à des moyennes statistiques sur un grand nombre d’individus dits "normaux". C’est ainsi que l’on a défini un observateur standard (observateur moyen), ce qui a permis d’établir la courbe de sensibilité typique, ainsi que les courbes de réponse relatives aux cônes et aux bâtonnets de l’œil humain.
À l'inverse, lorsque l’œil d’un observateur perçoit indirectement un rayonnement lumineux (provenant d’une source d’éclairage au travers de filtres ou de pigments absorbant une partie de la lumière), il y a soustraction de radiations. On parle dans ce cas de synthèse soustractive. Les primaires alors sont le Cyan, le Magenta et le Jaune (CMJ).
La gestion de la couleur permet de conserver les couleurs d'un document d'origine tout au long de la chaîne de traitement.
Le scanner ou l'appareil photo numérique, qui ont permis de numériser les données, doivent être calibrés de manière à ne pas transformer les couleurs d'origine. Un écran, qui permet l'affichage vidéo du document, doit également être calibré de manière à restituer les couleurs d'origine de même que les différentes imprimantes.
Cette gestion est indispensable car les modes couleurs d'acquisition, de visualisation et de restitution sont tous différents. En effet un scanner a besoin de filtres de couleurs Rouge, Vert, Bleu pour rendre la couleur perceptible. Un écran permet l'affichage des couleurs grâce à ces luminophores Rouge, Vert, Bleu. Une imprimante laser va permettre l'impression en couleurs parce qu'elle intègre des encres de couleur Cyan, Magenta, Jaune et Noir (CMJN). Toute la difficulté est là : la représentation en couleur passe par l'intermédiaire de primaires non identiques. Ainsi le rouge 126 du scanner ne donne pas la même couleur que le rouge 126 de l'écran.
Les ensembles de couleurs reproductibles par les différents appareils de la chaîne graphique sont donc différents. Par l’intermédiaire du calibrage et de la caractérisation des périphériques, on va donc chercher à déterminer la façon dont le périphérique modifie les couleurs afin de compenser cette distorsion. La caractérisation d’un périphérique permet d’établir quelle est la gamme des couleurs reproductibles par ce dernier ainsi que d’établir une relation entre un espace de couleur indépendant défini par la CIE, et l’espace de couleur du périphérique.
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Mise en page : A. Pandolfi |
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