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Vous êtes ici : Accueil > La technique > Consommables et papier > Ondulation du papier imprimé sur rotative offset avec sécheur > Caractérisation des papiers (suite)   Révision : 28 avril 2005
 
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Franck Medlege - EFPG
(01 avril 2005)

III-2 - Résultats (suite)

7 - Énergie de surface

Les énergies de surface des papiers ont été déterminées par des mesures d’angles de contact, en appliquant l’approche de D.K. Owens et R.C. Wendt [1969] (eq.1). Cette approche est une généralisation de l’approche de F.M. Fowkes [1962] consistant en la détermination des composantes dispersives et polaires de l’énergie de surface.

    Equation d'Owens et Wendt  (eq.1)  

Quatre liquides de polarités croissantes ont été utilisés : l’hexadécane, le diiodométhane, le formamide et l’eau. Les énergies de surface (mJ/m²) calculées à partir des valeurs des angles de contact sont répertoriés dans le tableau 7 :

  gsp gsd gs
A 7,0 28,4 35,4
B 3,0 28,9 31,9
C 3,7 31,7 35,4
D 14,1 26,9 41,0
E 8,1 29,2 37,3

Tableau 7 - Énergies de surface

gammaPs : composante polaire du solide + gammaDs : composante dispersive du solide = gammas

Les énergies de surface sont très proches sur tous les papiers. Les papiers D et E possèdent une composante polaire plus élevée.

8 - Analyse fibreuse

La composition fibreuse des papiers à été déterminée par défibrage, coloration des fibres et analyse au microscope optique comme l’illustre la figure 4. Pour chaque papier, le degré Schopper-Riegler (°SR) a été mesuré sur la pâte défibrée. Le tableau 8 présente l’ensemble des observations qui ont pu être faites. Les papiers D et E ont un assez faible indice de raffinage (°SR). Ces résultats corroborent le fait que ces papiers ont le plus fort volume massique (main) (cf. tableau 1). De plus, ces deux papiers ne contiennent pas de fibres de feuillus.

Résineux Feuillus  Commentaires  °SR
  Pin 
sylvestre 
blanchi
Pin 
maritime 
blanchi
Sapin 
(épicéa) 
blanchi
Sapin 
(épicéa) 
mi-chimique
Feuillu 
(tremble) 
blanchi
Feuillu 
(tremble) 
mi-chimique
A oui oui oui oui oui
(fortes 
traces)
oui Plus de fibres longues 
bien larges
38,5
B oui   oui oui oui
(fortes 
traces)
5 à 10 %
  Résineux très fibrillés  40
C oui   oui oui     Beaucoup de coupe 31,5
D oui   oui oui     Composition fibreuse 
apparemment identique
31,5
E oui   oui oui     Ressemble beaucoup 
à C
29,5

Tableau 8 - Analyse fibreuse

Deux des papiers qui provoquent beaucoup d'ondulations possèdent des feuillus et ont un indice de raffinage plus élevé. Visiblement, il y a peu, voire pas du tout, de fibres recyclées - difficilement observables - dans les papiers. Les fibres présentes n’ont pas été désencrées (figure 4).

Vue au microscope optique des fibres du papier A

Figure 4 - Vue au microscope optique des fibres du papier A
 

9 - Observations au microscope à balayage électronique (MEB)

Afin de visualiser les charges et leur agencement dans la matrice fibreuse, des photographies au microscope à balayage électronique ont été réalisées. Ces tests ont permis de confirmer la présence ou non des divers types de charges. Ils donnent également des informations supplémentaires comme la granulométrie approximative des charges, leur position dans la matrice fibreuse (en masse ou uniquement en surface) et l’influence du calandrage sur l’état de surface. Les figures 5, 6, 7 et 8 illustrent les grandes différences observées.

Papier C vu en coupe (microscopie à balayage)   Papier D vu en coupe (microscopie à balayage)

Figures 5 et 6 - Papiers C (à gauche) et D (à droite)
vus en coupe (microscopie à balayage)
 

Comme le montrent les figures 5 et 6, des charges sont présentes dans la masse du papier C alors que le papier D ne contient aucune charge dans la masse. Il s’agit de particules de carbonate (carbonate précipité probablement). Il est possible que l’effort mécanique appliqué lors de la découpe au cutter ait fait migrer quelques charges présentes initialement en surface vers l’intérieur du papier. Globalement, les papiers A, B et C contiennent du carbonate dans la masse alors que les papiers D et E en sont dépourvus.

Surface du papier E vue en microscopie à balayage   Surface du papier A vue en microscopie à balayage

Figures 7 et 8 - Papiers E (à gauche) et A (à droite)
(surface vue en microscopie à balayage)
 

En comparant la figure 7 et la figure 8, il est visible que la granulométrie moyenne du kaolin en surface est nettement plus élevée pour le papier E. La granulométrie moyenne du kaolin des papiers qui ondulent est plus faible que pour les autres papiers. Une exception est à noter pour le papier C qui est en tout point de vue identique au papier D, si ce n’est qu’il contient du carbonate. L’effet du calandrage est visible sur certaines zones (figures 7 et 8).

     
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