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| Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > De la fibre à la pâte à papier, 2000 ans d'évolutions > La production de masse et en continu des pâtes | Révision : 14 septembre 2006 |
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De la fibre à la pâte à papier : 2000 ans d'évolutions |
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG Enseignant à l'EFPG Septembre 2006 |
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Deux grands procédés d’obtention de pâte en continu sont mis au point entre les deux guerres afin d'alimenter les machines à papier devenues des monstres d’acier. Objectif : utiliser au maximum les déchets de scierie et le bois non utilisé comme bois d’œuvre.
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| Figure 24 - Défibreur à disques (1990) pour l'obtention de
pâte TMP (Doc. Sprout-Bauer) |
Figure 25 - Rotor de défibreur à disques (Doc. Andritz) |
Le suédois Arne Asplund développe à partir de 1931 un procédé continu d’obtention de pâte mécanique de raffineur ou défibreur à disques sous pression de vapeur. Utilisé industriellement dès 1934 pour une production de 8 tonnes de pâte par jour, ce procédé appelé Défibrator est à l’origine des pâtes TMP [Thermomechanical Pulping ou pâte thermomécanique] et CTMP [Chemi Thermomechanical Pulping ou pâte chimico-thermomécanique], très utilisées dans les pays nordiques -- Scandinavie et Canada -- après les années 60-70 pour la fabrication du papier journal et du papier magazine. Ce procédé permet de fabriquer également, à partir de 1942, de la pâte mi-chimique industrielle [semichemical pulp] après quelques adaptations et peut traiter soit des copeaux de bois, soit des plantes annuelles comme la bagasse par exemple.
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| Figure 26 - Johan Richter | Figure 27 - Lessiveur en continu Kamyr (Photo EFPG) |
Un autre suédois, Johan Richter de la société Kamyr AB, met au point le grand procédé de préparation de pâte chimique en continu, dès 1938 au stade laboratoire à Karlsborg en Suède (5 tonnes de pâte par jour) et en 1947 pour une production industrielle de 50 tonnes de pâte par jour à Fengersfors (Suède). En ce début de troisième millénaire, ces réacteurs Kamyr de la société Aker Kværner ASA (ex-Kamyr AB), pouvant atteindre plus de 60 mètres de hauteur, sont toujours installés et permettent une production de pâte de 1300 à 1400 tonnes par jour et par réacteur.
Durant la deuxième moitié du XXe siècle, les principales évolutions portent essentiellement sur l’utilisation massive des bois de feuillus, le recyclage des vieux papiers et l’utilisation de techniques "propres" pour le blanchiment des pâtes à papier minimisant son impact sur l’environnement.
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