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De la fibre à la pâte à papier :
2000 ans d'évolutions
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Septembre 2006
     
Voir aussi :
- Louis-Nicolas Robert,
inventeur de la machine à papier
- Histoire et évolution de la machine à papier
- Le papier, un matériau complexe
     

XII - La technique de la bi-vis

  Vis jumelles d'une Bi-vis ouverte, positionnées dans leur fourreau  
Figure 34 - Vis jumelles d'une bi-vis ouverte,
positionnées dans leur fourreau (Doc. Clextral)

En 1975, une autre technique, destinée aux économies et marchés des pays en voie de développement, voit le jour  avec le développement de la bi-vis par le Centre Technique du Papier (CTP) de Grenoble et Clextral, filiale de Framatome, comme constructeur.

Cette technologie française, mise au point par les équipes de Christian de Choudens (EFP 1961 – Ingénieur au CTP) et de M. Berger (Clextral), est initialement conçue pour produire de la pâte avec de petites unités à partir de ressources fibreuses limitées. Elle est particulièrement adaptée aux pays émergents et à l’Europe du Sud. Elle trouve des applications concrètes pour la production de pâtes mécaniques pour le carton plat et pour le traitement des pâtes textiles (coton, lin et chanvre). Dans le cas de cette dernière application, la bi-vis permet de réaliser le défibrage (chimique ou mécanique), le raccourcissement, le blanchiment et le lavage des fibres. Ce procédé peut aussi être utilisé pour la fabrication de pâtes à haut rendement.

La bi-vis est constituée de deux vis jumelles rotatives co-pénétrantes tournant dans le même sens, dans l’alésage d’une enveloppe fixe appelée fourreau. Chaque vis est formée de plusieurs éléments de vis présentant soit des filets d’un pas normal, soit des contre-filets à pas inversé.

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