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| Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Introduction | Révision : 25 janvier 2010 |
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Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée |
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009 Mise en ligne : Janvier 2010 |
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| Figure 1 - Première page du Codex Argenteus [Wikipédia] |
Plusieurs publications affirment que les Chinois sont à l’origine d’un grand nombre d’inventions. Au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne, l’Histoire leur attribue en particulier quatre innovations majeures qui, par la suite, ont permis à l’Occident de se moderniser et d’imposer sa suprématie au reste du monde. Ces inventions sont l’aiguille aimantée, ancêtre de la boussole, la poudre, utilisée initialement pour les feux d’artifice puis pour les canons et les armes à feu, le papier et l’imprimerie dont on connaît le rôle sans égal dans la propagation du savoir, assurant l’essor des peuples qui en maîtrisent l’art et la technique.
Les Chinois auraient imprimé des livres à partir de pages en relief gravées dans la pierre dès le IIe siècle après J.-C. Plus tard, le bois remplace la pierre des tablettes donnant naissance à la xylographie. Cependant, pour de nombreux spécialistes, l’imprimerie dite moderne n’apparaît que vers 1440, portée au crédit de l'Allemand Johannes Gutenberg qui fond des caractères mobiles pouvant être réutilisés indéfiniment. Ainsi naît la typographie qui reste le procédé d’impression phare jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle.
Aux temps de Gutenberg, le papier, vecteur principal de l’Islam, se répand largement dans le monde. À tel point qu'il relègue l’usage du papyrus égyptien et du parchemin au rang de supports mineurs pour communiquer, archiver et transmettre les connaissances. Toutefois, malgré l’abondance et le faible coût de ce nouveau support, la production de livres et d’écrits progresse peu car elle relève d'une minorité d’érudits reproduisant de façon artisanale et souvent manuelle les savoirs de l’époque.
Les premières manifestations de la pensée des hommes préhistoriques – aspirations, vie quotidienne, art, rites religieux – ont naturellement trouvé la roche comme premier support. Pour conserver et transporter facilement ses souvenirs, l’homme s’oriente progressivement vers d’autres supports, plus légers et moins encombrants. Les livres de bois (plaques de bois ou d’écorces comportant des signes reproduits à l’aide d’encre et de fin bambou) font leur apparition. Au troisième millénaire avant J.-C., les tablettes d’argile d’Assyrie et de Chaldée, et la soie de Chine servent de supports. Malheureusement, la plupart de ces rares productions ont pratiquement disparu, irrémédiablement détruites.
Le papyrus devient à son tour le support privilégié du monde méditerranéen antique (Égypte, Grèce, Rome). Sa souplesse permet une utilisation sous forme de rouleaux : les volumina. Les Romains adoptent ensuite le parchemin qui supplante le papyrus en permettant le passage du rouleau (volumen) au livre non roulé reprenant la forme de tablette, plus facile d’emploi. Cette évolution a lieu dès le début de l’Empire romain et cette forme de livre reçoit le nom de codex [Figure 1].
Parallèlement, la calligraphie change elle aussi : sous l’influence des scribes, elle devient plus homogène et régulière. Pour écrire sur le parchemin, ces derniers utilisent la partie creuse de la plume de grands oiseaux – le corbeau, l’aigle et l’oie dont sa plume sera encore utilisée dans les temps modernes – avant d'être remplacée par la plume métallique, dont la légendaire Sergent Major. L’encre utilisée est encore de même nature que celle employée pour les papyrus : noir de fumée, huile et résine. L’apparition de l’encre moderne à base de tanin et de sulfate de fer date du XIIe siècle après J.-C.
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