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| Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Xylographie et impression des livres tabellaires | Révision : 25 janvier 2010 |
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Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée |
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009 Mise en ligne : Janvier 2010 |
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| Figure 5 - Graveur sur bois (XVIe siècle) [Wikipédia] |
En dépit de l’évolution des codex et des divers manuscrits sous l’ère chrétienne, la production bibliophile est limitée et coûteuse. Elle n’est accessible qu’à une minorité de privilégiés. Les tentatives pour démocratiser la diffusion du savoir se heurtent à la lenteur du progrès des techniques de reproduction de textes et d’images – celle-ci demeure l'apanage des copistes – et souvent, à la volonté obscurantiste de l’Église de maintenir ses adeptes dans l’ignorance.
L’Histoire retient plusieurs essais pour obtenir plusieurs exemplaires d’une feuille, ou d’un livre, au moyen d’une impression grâce au passage de la tablette écrite à la tablette gravée. Celle-ci, gravée initialement dans la pierre – les Chinois auraient utilisé ce procédé dès le IIe siècle après J.-C. –, puis dans du bois (IXe siècle en Chine et VIIIe siècle en Corée), donne naissance à la xylographie [Figure 5].
Ce développement chinois de la tablette gravée, point de départ de l’imprimerie pour certains historiens, est certainement à rapprocher avec la codification de Tsai Loun, en 105 après J.-C., qui établit les bases de la fabrication du papier moderne à la même époque. En Occident, ce procédé est repris puis largement employé au début du XVe siècle pour réaliser des imprimés feuille à feuille reproduisant une iconographie essentiellement religieuse, ou encore pour fabriquer des cartes à jouer et des calendriers.
De l’impression sur une seule feuille à celle d’un livre tabellaire (livre imprimé au moyen de plusieurs planches de bois ou de métal gravées en relief), il n’y a qu’un pas, finalement franchi. Le Moyen Âge connaît un essor important de la production de livres tabellaires en Europe en utilisant la xylographie au détriment de la copie.
La xylographie reste en vigueur jusqu’au XXe siècle en Chine mais, dès le XIe, apparaissent des caractères mobiles en argile cuite d’abord, puis en métal (cuivre ou plomb). Toutefois, le nombre impressionnant de signes dans l’alphabet chinois (plusieurs milliers) ne permet pas un développement pérenne de cette technique avec ces caractères mobiles.
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