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| Vous êtes ici : Accueil > Base de connaissances > Histoire de nos métiers > Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée > Taille-douce : travail d'orfèvre ou œuvre de peintre ? | Révision : 25 janvier 2010 |
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Plomb, lumière et silicium : de l'imprimerie à la communication imprimée |
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Gérard COSTE - Ingénieur EFPG Extrait du Bulletin de La Cellulose, 2009 Mise en ligne : Janvier 2010 |
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Au milieu du XVe siècle, l’usage de plaques de métal gravées en creux donne naissance à la taille-douce. La gravure en creux a-t-elle été inventée par l’orfèvre florentin Maso Finiguerra (1426-1464) comme le veut la légende ? Une théorie contredite par les affirmations de l’illustre peintre et historien de l’art de la Renaissance, Giorgio Vasari (1511-1574). Pour lui, l’invention de la gravure au burin est due à Andrea Mantegna (1431-1506). Il est difficile d’en vérifier la véracité car depuis longtemps déjà, des orfèvres gravent au burin des images religieuses ou païennes dans des métaux. Après la gravure, ils garnissent les tailles de sulfure métallique (sulfure d’argent et borax le plus souvent, avec ajout de plomb et de cuivre quelquefois) à l’aide d’une spatule, puis ils chauffent la plaque provoquant la fusion du sulfure. Après refroidissement et polissage de la plaque, l’image constituée par le sulfure apparaît en noir sur le métal naturel. Cette gravure colorée en noir est nommée nielle.
Parfois, l’orfèvre prend l'empreinte de sa gravure à l’aide d’argile ou de soufre pour réaliser un moulage en relief lui permettant de tirer quelques épreuves au noir de fumée. En 1452, Maso Finiguerra aurait ainsi gravé une patène (ou une paix) destinée à l’adoration des fidèles. Il aurait eu l’idée de tirer directement sur un papier humidifié, à partir de sa gravure, une épreuve avec un mélange de noir de fumée et d’huile, réalisant ainsi l’une des premières estampes en creux [Figure 6].
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| Figure 6 - Couronnement de la Vierge, par Maso Finiguerra en
1452. Exécutée initialement pour obtenir une nielle destinée au Baptistère de Saint-Jean, à Florence, cette gravure est à l’origine de l’une des premières estampes faites en taille-douce |
La taille-douce – qui ne peut être associée à la typographie, procédé en relief – provient donc de l’évolution de la technique de la gravure. À l’origine exclusivement réservée à la reproduction d’images, elle connaît son véritable essor dans la deuxième moitié du XVe siècle. Sandro Botticelli (1445-1510) élève cette technique au rang d'un art graphique à part entière. Quarante ans plus tard, le Parmesan (1503-1540) révèle à son tour toutes les possibilités de la gravure à l’eau-forte [Figure 7].
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| Figure 7 - Atelier de gravure pour taille-doucier et aquafortiste au XVIIIe siècle |
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