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| TROP DE SORTANTS DE FORMATIONS
COURTES SANS DÉBOUCHÉS DANS LES INDUSTRIES GRAPHIQUES |
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Les investigations ont confirmé que les nombreux organismes de formation
(financés au titre des divers dispositifs en faveur des demandeurs demploi,
"RMIstes" ou autres) assurant des formations courtes (ex : 400
heures pour former des conducteurs offset) répondent à une demande sociale et à
une légitime préoccupation dinsertion de la part des pouvoirs publics, mais
produisent des gens insuffisamment formés pour les industries de la communication
graphique et qui ont donc de fortes probabilités de rester chômeurs ou de continuer
leur "carrière de stagiaire".* |
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Voir par exemple les études du consultant sur une opération
d'évaluation bilan pour des demandeurs d'emploi de longue durée dans la Drôme ou sur
les audits des organismes de formation de la Loire. |
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| UNE PETITE PLACE POUR DES
PUBLICS D'INSERTION |
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Les investigations ont confirmé que les divers publics dits dinsertion
("RMIstes", chômeurs de longue durée, jeunes sans diplôme en échec scolaire,
etc.) nont guère de place dans une branche qui recrute au moins au niveau du
Bac Pro - bien que des entreprises aient embauché certaines de ces personnes
dans leur voisinage. |
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On peut notamment penser aux possibilités dans la finition. Les organismes
dinsertion des jeunes pourraient être mobilisés pour des publics ciblés.
En effet, ces publics cumulent souvent de multiples problèmes (santé,
comportement) qui constituent des préalables à lentrée en entreprise qui
ne peut guère se faire sans préparation et accompagnement. |
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| Des professionnels disponibles : les
demandeurs d'emploi |
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DES DEMANDEURS D'EMPLOI
REDEVENUS ACTIFS AVEC LA REPRISE
UN RYTHME ANNUEL DE PLUS DE 400 REPRISES D'EMPLOI VIA L'ANPE |
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LANPE comptait 2030 DE des métiers (ROME*) des
industries graphiques à fin septembre 1996, dont 1622 (79,9%) de catégorie
1**. |
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Nomenclature du Répertoire Opérationnel des Métiers (voir
définitions annexe 2). |
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Personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche
dun emploi à durée indéterminée à plein temps. |
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La reprise des recrutements sest déjà traduite par une
nette réduction du nombre de DE des métiers des industries graphiques : fin
mars 1998, le nombre de DE de catégorie 1 était descendu en dessous de 1400, soit une
baisse de 200 "chômeurs". En effet, les entreprises des industries graphiques
ont recruté* via lANPE près de 400 personnes en 1 an (du deuxième trimestre 1997
au premier trimestre 1998) - la plupart (6/10) en CDI. Ce rythme saccélère :
durant ce premier semestre 1998, les entreprises des 3 NAF222CEG ont recruté 230 DE des
métiers des industries graphiques. Il faudrait ajouter lintérim, lalternance
et les recrutements directs (sans offre déposée auprès de lANPE) :
lestimation dun rythme de recrutement supérieur à 600 salariés (cf. supra)
est un minimum. |
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"offres sorties" au sens de lANPE |
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| MOBILISER UN "VIVIER"
PARMI LES DEMANDEURS D'EMPLOI : DES OPÉRATIONS CIBLÉES |
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Pour les NAF22*, les DE du prépresse sont plus nombreux (près de 300)
que ceux de limpression (un peu plus de 280), alors quils sont moins
dune centaine dans la finition. Mais tous ne sont pas immédiatement disponibles
et employables pour de multiples raisons (notamment une obsolescence des
compétences). |
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incluant la presse et lédition. |
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Des expériences montrent que cest faisable à certaines
conditions* - notamment des opérations ciblées menées avec lANPE
(éventuellement des sociétés dintérim) après sélection dun nombre
restreint de DE qui sont préparés au retour à lemploi sur le plan
personnel et professionnel, car ils ont souvent besoin dune "remise
à niveau" et de reprendre contact avec lentreprise. Dans la branche, une
entreprise régionale (cartonnage) a mené une expérience concluante avec lANPE et
une entreprise dintérim, recrutant de nouveaux ouvriers (formation validée par un
CQP) pour compenser une réduction du temps de travail dans le cadre de la "loi
Robien" et un accroissement de son activité. |
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Voir l'évaluation du consultant sur l'action menée par le Service de
Contrôle de la Recherche d'Emploi en Rhône-Alpes. |
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On peut penser en priorité au "vivier" danciens
conducteurs qui sont restés assez longtemps (parfois plusieurs années) sans emploi
(sauf, éventuellement, des périodes dintérim) et qui nont pas bien pu
suivre les évolutions récentes. Cela permettrait de constituer un "vivier"
mobilisable si la reprise des recrutements (même en CDD ou intérim) se confirme.
Lordre de grandeur serait dune centaine de conducteurs. |
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Il devrait être possible de tirer parti des
périodes creuses pour préparer et former ces personnes en entreprise (accès au
matériel, tutorat) et en centre de formation. |
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Ce genre dopération pourrait profiter des
opportunités daccueil (en CDD, intérim ou alternance) de "saisonniers"
et de celles créées par la mise en place déquipes ou dhoraires
"atypiques". |
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