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IV-12 True-Rolling
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Quand un cylindre métallique et un cylindre recouvert d'un matériau déformable entrent en
contact, il y a écrasement du matériau souple, lorsque la pression n'est pas nulle. Ce qui survient dans le cas des contacts cylindre
porte-plaque / cylindre porte-blanchet et cylindre de contre-pression / cylindre porte-blanchet. |
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Pour assurer le meilleur transfert possible de l'encre de la plaque vers le blanchet et du
blanchet vers le papier, il est important que la vitesse périphérique du blanchet soit égale, dans les zones
de contact, à celles des cylindres solides. Si l'on considère, comme certains auteurs, que l'on a conservation du débit du
blanchet avant, pendant et après la zone de pincement, ce résultat ne peut être obtenu qu'en diminuant la vitesse périphérique du
blanchet. En pratique, cela s'obtient en diminuant le diamètre du cylindre porte-blanchet de quelques dixièmes de millimètre. Il a
donc un diamètre plus faible que celui du cylindre porte-plaque et du cylindre de contre-pression (épaisseur du papier inclue). On se
trouve dans des conditions de "true-rolling" lorsque l'on minimise les frottements en
cours de roulage ; ceci permet d'assurer le meilleur transfert d'encre pour une pression donnée. |
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Ces différentes façons de raisonner ne tiennent pas compte du type de blanchet utilisé, lequel
induit ses propres caractéristiques de roulement correspondant à un champ donné d'application. Ceci a été illustré plus haut dans ce
texte, lorsque l'on a abordé le point concernant le débit différentiel du papier. |
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Si l'on prend le cas fréquent d'une presse à
feuilles comportant trois cylindres de même diamètre roulant cordons sur cordons et sur laquelle on imprime du carton
plat d'une épaisseur de 0,4 mm, il faut que le diamètre du cylindre porte-blanchet soit plus petit de plus de 1 mm si l'on veut
conserver la longueur d'image. D'où la nécessité d'utiliser un blanchet ayant des caractéristiques de roulement adaptées. |
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Dans le cas des rotatives, les conditions sont
très différentes puisqu'il n'y a pas de cylindre de marge (cylindre rigide métallique jouant le rôle de support de la feuille au moment
de l'impression, appelé également de façon courante cylindre de contre-pression) et que le transfert sur le support d'impression se fait
simultanément sur le recto et le verso d'une bande à plat. Au niveau du support, pour atteindre la même pression à l'impression,
l'écrasement doit être de 40 % supérieur à celui que l'on règle entre le blanchet et la plaque. Ces conditions font que dans ce
cas on a couramment des diamètres de cylindre porte-blanchet plus grands que les diamètres des cylindres porte-plaque, et qu'il faut
donc que le blanchet soit adapté pour que l'on ait un roulement sans frottement. Cette figure met en évidence le fait que l'on peut
distinguer trois grandes catégories de blanchets en fonction de l'utilisation. Des blanchets destinés à l'emballage par exemple seront
plus fortement comprimés et nécessiteront une différence, diamètre du cylindre porte-plaque / diamètre du cylindre porte-blanchet,
supérieure à 0,3 mm. |
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IV-13 Conclusion
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La conclusion est qu'il n'existe pas de blanchet universel et que si l'on ne respecte pas les
conditions d'utilisation, un certain nombre de problèmes, dus à un mauvais roulement, pourront apparaître : |
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déplacement de l'habillage,
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élargissement du point de trame,
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usure de la plaque,
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longueur d'impression incorrecte,
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différence de rendu de teinte dans une impression en plusieurs couleurs,
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traction de la feuille en dehors des pinces,
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doublage (dédoublement de l'impression),
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différences dans la tension de la bande,
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glaçage du blanchet (La surface du blanchet avec l'usure mécanique et surtout l'agression des solvants
récupère et transfert plus difficilement l'encre. Cet état peut entraîner des problèmes d'impression tel que le moutonnage. On dit que la
surface du blanchet est glacée),
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déchirure du blanchet.
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