L'adjectif multimédia a été créé
(au début des années 80) pour qualifier un ensemble
d'informations de différents types. Par exemple : la télévision
et le cinéma, qui fournissent à la fois de l'image
animée et du son, sont alors considérés comme
des dispositifs multimédia.
Depuis une conférence de presse célèbre de
Microsoft en 1986, le terme "multimédia" implique
en plus l'interactivité. L'utilisateur n'est plus
passif : il a la possibilité de dialoguer avec le système,
et peut donc - au moins partiellement - choisir l'information
qu'il reçoit. Aujourd'hui, le terme information multimédia,
utilisé dans le domaine du grand public, implique le plus
souvent la présence d'images animées et sonorisées
(vidéo). Le système informatique qui dispense cette
information est appelé station multimédia.
Elle est généralement constituée d'un micro-ordinateur
équipé de périphériques adéquats
(lecteur de CD-ROM, carte son).
Pour fonctionner de manière interactive à une vitesse
acceptable, la station doit avoir un accès direct (random
access) aux informations. De tous les supports mobiles possédant
cette propriété (disquette, disque dur amovible,
DON, etc...), le CD-ROM est celui qui présente le
meilleur compromis entre la capacité et le coût.
Il présente en outre divers avantages : il est léger,
peu encombrant, facile à stocker, et à peu près
inaltérable à l'usage. Ainsi s'explique le fait
que le CD-ROM soit devenu le support par excellence de l'information
multimédia off-line, c'est à dire non transmise
par un réseau (traduction française : hors ligne,
déconnecté, en mode local). Nouveau média,
le CD-ROM va sans doute modifier notre existence, d'une manière
que nous n'appréhendons pas encore complètement.
Le développement de la vidéo fait que, considérée
hier comme très importante, la capacité du CD- ROM
(650 Mo) parait aujourd'hui insuffisante, malgré le développement
de méthodes de compression de données
performantes. La technique de gravure va donc évoluer
de manière à multiplier la capacité par un
facteur 5 à 10.