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| Vous êtes ici : Accueil > Technique > Consommables > La solution de mouillage dans le procédé offset (2) | Révision : 04 décembre 2000 |
| La solution de mouillage dans le procédé offset |
| Bernard Pineaux - EFPG (juillet 1998) |
| II - L'offset sans mouillage ("waterless") | ||||||||||||
Dans un article traitant de la chimie des surfaces appliquée à la lithographie, Bassemir fait la remarque suivante : "Compte tenu des interactions complexes intervenant en lithographie et dues à la présence d'une solution de mouillage, il n'est pas surprenant qu'un considérable effort de recherche ait été fourni pour supprimer les systèmes de mouillage des éléments d'une presse à plat" [Bassemir, 1982]. |
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Depuis, cet effort ne s'est pas démenti, en particulier depuis le début des années 1990. On pourra consulter le dossier que le CERIG a consacré au procédé offset sans mouillage. |
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2.1. Principe |
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Comme son nom l'indique, l'offset sans mouillage n'utilise pas de solution de mouillage... Il s'agit donc de pallier l'absence de cette dernière, qui permet aux zones non imprimantes de refuser l'encre lorsqu'elles sont en contact avec les rouleaux toucheurs encreurs. Pour ce faire, la zone non imprimante est recouverte d'une couche de silicone, dont l'énergie de surface très faible (18 mN/m) va empêcher son mouillage par l'encre. |
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La plaque développée est donc constituée (depuis le dessous vers le dessus) : |
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| Cette plaque peut être positive ou négative. | ||||||||||||
La figure 2.a présente une plaque offset conventionnelle et une plaque pour offset sans mouillage : |
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2.2 Intérêts et limites |
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| 2.2.1 Avantages de l'offset sans mouillage | ||||
On peut remarquer sur la figure 2.a que les zones imprimantes présentent un léger relief (quelques micromètres) par rapport aux zones non imprimantes sur une plaque conventionnelle, alors qu'elles forment un léger creux (du même ordre de grandeur) sur une plaque "waterless". Ainsi, lorsqu'on encrera cette dernière, l'encre aura peu tendance à s'étaler autour des points constituant les zones imprimantes. En effet, les parois du creux où se trouve chaque point tendent à retenir l'encre "à l'intérieur" de celui-ci. |
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À cette propriété, il convient d'ajouter une viscosité nettement plus élevée des encres pour offset sans mouillage et l'absence de solution de mouillage (qui, en s'émulsionnant, diminuerait cette viscosité). En conséquence, le procédé offset sans mouillage limite considérablement l'élargissement des points de trame (l'augmentation de la valeur tonale) [Drong, 1992]. Cet avantage donne accès à des travaux de haute qualité : les linéatures de 70 à 80 lignes par centimètre sont très courantes, et l'on peut atteindre plus de 200 lignes par centimètre. |
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De plus, les impressions "waterless" ne sont obtenues qu'à partir d'encre et sont, en conséquence, plus brillantes que les impressions offset conventionnelles. |
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En supprimant la solution de mouillage, on élimine les problèmes liés à l'équilibre entre cette dernière et l'encre : la "bonne feuille" (appelée également bon à rouler) est obtenue plus rapidement, d'où des gains appréciables en temps de "calage" (préparation de la presse pour l'impression) et en "gâche" de papier. Les seuls gains de productivité (ne prenant donc pas en compte les économies de papier) sont évalués à 25 % [Drong, 1992], ce qui est considérable lorsqu'on sait qu'une presse à feuilles quadrichrome coûte (en 1997) entre 1000 et 3000 francs de l'heure, selon sa configuration. Qui plus est, la conduite d'une presse fonctionnant uniquement sans mouillage requiert du personnel moins qualifié, et que l'on forme plus rapidement. On réduit donc également le coût horaire d'une telle presse. |
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Ne plus utiliser de solution de mouillage signifie enfin générer moins de risques de pollution (en particulier par l'isopropanol ou ses substituts), sachant que la composition des encres "waterless" n'est pas fondamentalement différente de celles des encres offset classiques. |
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| 2.2.2 Inconvénients et limites de l'offset sans mouillage | ||||||||||||||||
Il subsiste quelques inconvénients à l'offset sans mouillage, qui en limitent l'expansion. |
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Ce rapide état des lieux ne rend pas compte des progrès techniques considérables réalisés dans le domaine de l'offset sans mouillage ces dernières années. Il est très vraisemblable que ce procédé va continuer à se développer à l'avenir, et prendre d'importantes parts de marché dans le domaine des petits et moyens tirages de qualité. Le marché des grands à très grands tirages devrait vraisemblablement rester l'apanage de l'offset humide, qui attaque d'ores et déjà le marché de l'héliogravure (c'est-à-dire les tirages excédant le million d'exemplaires). |
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