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Les différentes étapes des transformations subies
par une plaque positive durant son insolation et son développement
sont schématisées sur les figures 1 à 4
(selon un document Toray).
1 - Une plaque vierge peut être représentée
de la façon suivante, avec sa couche de PDMS (silicone)
et sa couche photosensible (le support aluminium et le film de
PET ne sont pas représentés pour simplifier les
schémas) :

Figure 1 : Plaque vierge
Dans le cas d'une plaque positive, ces deux couches sont faiblement
liées sur la plaque vierge (ces liaisons sont du type
donneur-accepteur, représentées en cyan sur les
figures). Par contre, dans le cas des plaques négatives,
ces liaisons sont plus fortes à l'origine.
2 - Au niveau des zones qui reçoivent la lumière
(les futures zones non-imprimantes), la couche photosensible
subit une réticulation (durcissement), ce qui a pour conséquence
de renforcer l'adhésion entre le PDMS et la couche de
photopolymère (voir figure 2). Par contre, ce renforcement
n'a pas lieu pour les zones qui n'ont pas reçu de rayonnement
UV, c'est-à-dire pour les futures zones imprimantes.

Figure 2 : Insolation
3 - Une fois la plaque insolée, le film de protection
est retiré. Durant l'insolation, il jouait un triple rôle :
-
il protège la surface de la plaque d'éventuels
endommagements,
-
il protège la plaque de l'oxygène qui inhiberait
la réaction de photoréticulation,
-
sa surface légèrement grainée assure
un meilleur contact avec le film et une meilleure mise sous vide
lors de l'insolation.
Une fois ce film retiré, la plaque devient insensible
à la lumière puisque la réticulation est
alors inhibée par l'oxygène de l'air.
4. Durant le développement, la surface de la plaque est
traitée avec un solvant capable de faire gonfler la couche
de PDMS.

Figure 3 : Développement
Sous l'action verticale de la force osmotique engendrée
par ce gonflement, les zones qui n'ont pas été
fermement ancrées à la couche de photopolymère
durant l'insolation s'en détachent lors du brossage. Les
plaques sont ensuite rincées et séchées.
Les parties où le PDMS a été éliminé
forment les zones imprimantes qui vont recevoir l'encre. Celles
où lesquelles le silicone est resté accroché
à la couche de photopolymère constituent les zones
non-images sur lesquelles l'encre ne doit pas adhérer.

Figure 4 : Plaque prête à l'emploi
NB. Dans le cas de la plaque négative, le principe
global d'insolation et de développement est le même.
La seule chose qui change est l'action de la lumière :
au lieu de créer des liaisons fortes entre le photopolymère
et le silicone comme dans le cas de la plaque positive décrite
ci-dessus, elle aura au contraire pour effet d'affaiblir les
liaisons dans les zones images entre le photopolymère
et le silicone. |