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III - Prospective et analyse stratégique |
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III-1- Économie sectorielle |
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La technologie du jet d’encre est très présente dans le secteur graphique professionnel. Par exemple, à la Drupa 2000,
on a pu juger de l’état du secteur de l’impression numérique couleur, et en particulier du potentiel des imprimantes jet d’encre à
haute vitesse comme la VersaMark Business Color Press (BCP) de Scitex Digital Printing (détenu à 100 % par Scitex), qui est
l’imprimante la plus rapide du marché (mais aussi une des plus chères). |
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Cependant, le secteur est très fortement concurrencé par les procédés électrophotographiques (comme les copieurs laser
couleur, les presses numériques Xerox ou Xeikon, la technologie Indigo, ou la NexPress développée par Kodak et Heidelberg) qui sont de
loin les leaders sur ce secteur. |
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La technologie jet d’encre, qui montre un potentiel certain face aux procédés électrophotographiques, est également
chère car encore récente et demande beaucoup d’investissements pour les entreprises présentes dans ce secteur mais aussi pour les
acheteurs de ce type d’imprimantes. |
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Certains secteurs semblent porteurs pour ce procédé d’impression, et d’autres possibilités de développement sont
explorés actuellement. |
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Les tirages courts sont de plus en plus demandés sur le marché. La diversification, ainsi
que le désir de personnaliser davantage, ont multiplié les besoins. Avec les dispositifs informatiques disponibles aujourd’hui, il est
possible de pratiquer une personnalisation. |
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L’impression à la demande est devenue possible grâce au mariage des nouvelles techniques
d’impression (dont le jet d’encre) avec des systèmes informatiques de plus en plus puissants. En effet, les acheteurs d’imprimés commandent
en général plus d’exemplaires qu’ils en ont véritablement besoin, lorsqu’il s’agit d’un procédé classique comme l’offset. Ceci est dû au
fait que les coûts sont en grande partie générés par les opérations du prépresse, la fabrication des plaques et le temps de calage sur
machine. Le prix du mille supplémentaire est tellement attractif que l’acheteur se laisse aller à commander plus d’exemplaires qu’il
n’en a réellement besoin. Avec un système numérique d’impression, il est désormais possible d’expédier à n’importe quel moment les
données des fichiers à une imprimante jet d’encre couleur ou une autre presse, et d’imprimer immédiatement la quantité nécessaire. |
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Finalement, les acheteurs et créateurs d’imprimés, les agences de communication et de publicité qui travaillent de plus
en plus avec des fichiers numériques, éprouveront un jour le besoin d’acheter des presses couleurs numériques afin de produire
eux-mêmes et de ne plus être dépendants d’un imprimeur. |
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III-2- Prévisions de croissance du secteur |
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L'impression jet d'encre couleur, malgré son émergence rapide, n'en est pas encore à imprimer de la haute qualité
sur tous supports et à grande vitesse. Cette technologie possède cependant un réel futur. |
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L’avenir du jet d’encre va dépendre de deux grandeurs. La première est la limite de
détection de la trame par l’œil, limite que l'on situe à une linéature de l'ordre de 130 lpi, soit une résolution de 2080 dpi.
Ainsi, dès que cette valeur sera atteinte, il ne sera plus utile de pousser plus loin la définition des têtes jet d’encre. Les fabricants
d’imprimantes concentreront alors leurs efforts dans le développement de machines plus rapides. Cependant, d’après les spécialistes, la
technologie DOD (de plus en plus utilisée en substitution aux systèmes à jet continu) est limitée à des fréquences de l'ordre de
100 kHz, seconde grandeur. Il faudra donc recourir à d'autres techniques pour s'affranchir de cette limite et augmenter la vitesse
d’impression, comme par exemple multiplier le nombre de têtes sur la machine, ou augmenter le nombre de jets sur une même tête. |
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Le développement des têtes jet d’encre de grand format devrait entraîner un coût d’exploitation moindre que les
dispositifs électrophotographiques actuellement montés sur les presses numériques. |
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Le papier est aussi un facteur limitant pour l’impression jet d’encre qui comporte des
exigences précises au niveau du support. Jusque très récemment, la qualité essentielle d’un papier destiné à l’impression jet d’encre était
sa capacité d’absorption. Depuis l’apparition de la technologie piézo-électrique, la taille des gouttelettes d’encre ayant été très
nettement réduite, cela a permis d’adopter des trames beaucoup plus fines. La résolution des images s’en trouve nettement améliorée, de
même que la vitesse d’opération des machines. De ce fait, l’élément déterminant pour la qualité de l’impression est désormais la vitesse
d’absorption du papier, afin de sécher au plus vite. Même pour les fabricants les plus expérimentés, l’élaboration de ces papiers
n’est pas chose aisée. |
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Depuis la Drupa 2000, de nouveaux acteurs se sont positionnés sur le marché du jet d'encre en proposant d'élargir
considérablement la palette des supports à imprimer. Le jet d’encre étant un procédé d'impression sans contact, il est possible
d’envisager son utilisation sur n'importe quel support. La principale limitation vient du fait que l’encre doit adhérer au support,
ce qui plaide en faveur des encres à base de solvant, et donc du procédé piezo. |
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L’épreuve couleur est aussi un domaine où le jet d’encre a une place de choix. En effet,
dans la répartition par technologie, le jet d’encre se hisse à la première place avec environ 45 % du marché (avec un fort taux de
croissance annuelle de 25 %). Dans ce secteur, le jet d’encre aura sans doute à gagner en qualité, afin de reproduire fidèlement les
couleurs. Les utilisateurs attendent des solutions les plus automatisées possibles, afin de ne pas ralentir la productivité. Ils réclament
également des solutions recto verso. |
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Le respect de l'environnement va peut-être prendre une part importante dans
l’évolution du jet d’encre. En effet, les impressions issues de certains procédés numériques (électrophotographie) sont difficiles à
désencrer. Aussi, en plus de l’émission de composés organiques au cours des procédés utilisant des toners liquides, l’émission
d’ozone due la présence d’électrode à effet Corona dans les imprimantes laser et les photocopieurs constitue un problème sérieux dont
il faut tenir compte. Enfin, le jet d’encre semble être sur une bonne voie dans le respect de l’environnement. En effet, de nouvelles
têtes d’impression permettent l’utilisation d’encre à l’eau (comme dans la nouvelle Novo Green de Scitex Wide Format Printing),
réduisant les émanations de solvants et d’odeurs. Ces encres ont des durées de vie d’environ deux ans à l’extérieur, ce qui est
encourageant. |
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