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| Vous êtes ici : Accueil > Technique > Mémoires > Les innovations de la carte bancaire | Révision : 15 octobre 2010 |
| Les innovations de la carte bancaire | ||||||||||||||||||||||||||
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Émilie MERLOS et Élise
ROSEREAU Élèves ingénieurs 2e
Année
Avertissement |
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| Figure 1 - Carte bancaire |
La carte bancaire est un moyen de paiement apparu dans les années 50 [Figure 1]. Les précurseurs étaient American Express ou encore Diners Club.
En France, c'est à partir de 1967 que six banques – BNP, CCF, Crédit du Nord, CIC, Crédit Lyonnais et Société Générale – proposent une carte de paiement (appelée Carte Bleue) à leurs clients. À l'origine, elle ne sert qu'à retirer des espèces aux distributeurs automatiques. Puis, dans les années 80, son utilisation s’étend au paiement électronique chez les commerçants. En 1990, la carte bancaire connaît une innovation majeure : elle est équipée d'une puce électronique, cette carte à puce ayant été mise au point en 1974 par le Français Roland Moreno.
Largement adoptée aujourd’hui par les consommateurs, la carte bancaire sert à effectuer des paiements auprès des commerces physiques possédant un terminal de paiement, des paiements virtuels sur Internet ainsi que des retraits d'espèces aux distributeurs de billets.
L’homogénéisation de son utilisation au niveau européen d'abord, puis mondial est la prochaine grande étape de son évolution.
Quel est l’avenir de la carte bancaire, avec quelles innovations ? Les enjeux sont de taille : garantir un niveau de sécurité plus élevé afin de résister aux fraudes et aux piratages, s’adapter à de nouvelles utilisations telles que le paiement en ligne et faire face à l'arrivée des paiements sans contact et sans carte.
La carte bancaire est l'assemblage d'un support et d'un module électronique [Figure 2].
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Figure 2 - Composants d'une carte
bancaire [Crédit Mutuel] |
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Le support est composé de plusieurs couches de PVC assemblées – deux couches pour une carte classique – d’une épaisseur de 800 µm. Ces deux couches (recto et verso de la carte) sont imprimées en offset, souvent UV ou waterless, ou/et par sérigraphie. Elles sont ensuite assemblées avec un film plastique de protection transparent en polychlorure de vinyle (PVC), appelé overlay, appliqué sur chaque face. L’overlay du recto est un simple film en PVC. En revanche, une piste magnétique est préalablement déposée au verso avant l'application du film. Cette piste magnétique permet de stocker des informations qui, contrairement aux informations figurant dans une puce électronique, ne sont pas protégées, ni en écriture ni en lecture. C'est pourquoi un cryptage des données est indispensable pour en garantir la sécurité. Dans le cas de la carte bancaire, la piste magnétique et son utilisation sont soumises à la norme ISO 7811. Elle subdivise la piste magnétique en trois zones d’écriture, contenant un nombre limité de caractères.
Cet ensemble de feuilles est ensuite découpé au format de la carte. Sur ce complexe, sont déposés les éléments sécuritaires : l’hologramme de surface et le panneau pour la signature notamment.
L’hologramme mesure quelques centimètres. Argenté, il laisse apparaître les couleurs de l’arc-en-ciel en fonction de l’éclairage, ainsi qu’un motif comme par exemple la marque de la carte de crédit.
Sa fabrication est complexe et nécessite de recourir à plusieurs techniques :
L'hologramme est un élément de sécurité utilisé sur la carte bancaire depuis plus de 25 ans.
L'opération suivante est l'embossage c'est-à-dire la mise en relief de certains caractères tels que le numéro de compte, le nom du client et la date d’expiration. La surface des parties embossées sont souvent colorées à l’aide d’un ruban transfert à chaud doré ou blanc, ce qui rend le désestampage et ré-estampage du numéro plus difficile et facilite la lecture des informations sur la carte.
Durant le processus de fabrication, il faut veiller à maintenir une épaisseur adéquate de ce support afin qu'il puisse être introduit dans le lecteur et que la puce soit correctement lue. L’épaisseur standard de la carte bancaire est de 800µm.
Le module électronique constitue la majeure partie de la valeur ajoutée apportée par le fabricant de cartes bancaires.
La première étape de sa fabrication est l’assemblage du circuit imprimé et du circuit intégré. Le circuit imprimé est le support permettant de relier les divers composants électroniques entre eux. Le circuit intégré, aussi appelé puce électronique, est quant à lui un composant permettant de reproduire des fonctions électroniques. Le câblage du circuit intégré sur le circuit imprimé est ensuite réalisé à l’aide de fils d’or. L’ensemble est ensuite protégé à l’aide d’une résine.
Une fois fabriqués, les deux éléments de la carte sont assemblés. Pour ce faire, le support est façonné de manière à y inclure le module électronique.
Il ne reste plus qu'à personnaliser la carte via le chargement des données client dans le module et la piste magnétique d'une part, et l'embossage du support d'autre part. La puce électronique contient le numéro de la carte, la date de validité ainsi que le code secret à 4 chiffres. Des informations personnelles sont imprimées sur la carte, souvent en monochromie (noir). La technique d'impression majoritairement employée est le jet d’encre binaire (continuous ink jet) : elle consiste à expulser à intervalles de temps donnés des gouttes d’encre en direction du support. Elles passent dans un champ électrostatique : les gouttes chargées sont déviées vers une gouttière tandis que les gouttes non chargées se dirigent vers le support d'impression.
La carte est enfin prête à être envoyée au client avec son code secret.
L'ensemble des composants décrits – certains étant indispensables et d’autres pas systématiquement présents – conduit a des prix de revient de la carte bancaire variant entre 0,15 et 2 euros.
Les innovations se multiplient dans le secteur des cartes bancaires. Certaines visent à augmenter la sécurité de ce moyen de paiement et d’autres, de plus en plus fréquentes, ont pour seul objectif d'attirer les clients.
Le standard Europay Mastercard Visa (EMV) s'impose comme le standard international de sécurité des cartes de paiement. Fondé sur la technologie des puces électroniques, il établit les règles nécessaires à la sécurité des transactions. Son expansion mondiale est due à l'action des deux leaders du marché de la carte bancaire, MasterCard et Visa, qui incitent leurs partenaires de passer au standard EMV à défaut duquel ils ne supporteront plus les pertes financières dues à la fraude. Cette standardisation doit permettre d'augmenter la sécurité des cartes bancaires dans le monde notamment en diffusant largement la technologie de la carte à puce, encore absente dans de nombreux pays.
Il y a également des innovations alliant sécurité et design. Ainsi, certaines cartes sont recouvertes d’un hologramme sur toute leur surface. Dans ce cas, l’hologramme est transparent ce qui permet non seulement d'accroître la sécurité – la falsification est rendue plus difficile par l'impossibilité d'un ré-embossage – mais aussi de conférer un aspect visuel particulier à la carte .
Garantir la sécurité du mode de paiement le plus courant n'est pas le seul motif du développement des nouveautés. La nécessité de séduire les clients potentiels stimule la tendance des banques à multiplier les innovations destinées à leur proposer des cartes à l'aspect plus attrayant ou procurant des avantages plus intéressants que la concurrence.
Le co-branding est un partenariat de marques entre deux ou plusieurs fournisseurs dans le cadre d'une opération commerciale ou publicitaire. En ce qui concerne la carte bancaire, la banque s'associe à un autre prestataire et de nouvelles applications sont incluses dans la puce électronique. Le logo de la société partenaire est aussi apposé sur la carte [Figure 3]. La carte bancaire n’est donc plus un simple moyen de paiement, elle permet aussi de bénéficier de certains avantages dans la société partenaire de la banque, comme des points fidélité ou encore des réductions. C'est par exemple le cas de l'alliance entre American Express et Air France.
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Figure 3 - Carte bancaire co-brandée Nouvelles Frontières/Franfinance [Le Journal du Net] |
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Autre tendance : des sociétés commerciales proposent une carte bancaire spéciale permettant des transactions directes entre elles et leurs clients qui conservent leur compte dans leur banque habituelle. C'est le cas par exemple de la carte Pass du géant de la distribution Carrefour.
Il y a du nouveau aussi en matière de design de la carte bancaire ce qui implique d'ajouter des opérations supplémentaires lors de la fabrication voire de modifier le processus de production. De nouvelles problématiques apparaissent.
Citons le cas de la carte transparente ou à effet miroir. Plusieurs couches doivent être imprimées afin d'obtenir les effets désirés. Les couches doivent être plus fines afin de conserver l’épaisseur de la carte d'où la nécessité de modifier le processus de fabrication. Il est vrai qu'en ce qui concerne les cartes complexes, la superposition peut aller jusqu'à 12 couches.
Certaines banques (BNP Paribas, LCL,...) proposent la carte bancaire personnalisée : le client choisit sur Internet ou en agence le visuel qui lui convient, personnel ou sélectionné dans la galerie d'images proposée par la banque [Figure 4].
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Figure 4 - Carte bancaire personnalisée [LCL] |
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Dans la palette des innovations figurent d'autres cartes, encore plus singulières :
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Figure 5 - Carte bancaire parfumée [Giesecke & Devrient] |
Figure 6 - Carte bancaire métallisée aux effets holographiques [Giesecke & Devrient] |
Figure 7 - Carte bancaire colorée dans la masse [Giesecke & Devrient] |
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Le secteur des cartes bancaires est, comme d'autres, gagné par la cause environnementale. Cela implique de remplacer le PVC par des matériaux moins polluants et plus faciles à recycler, ou bien de fabriquer des cartes en plastique recyclé.
Des initiatives visent à remplacer le PVC par le polyéthylène téréphtalate glycolisé (PETg), un matériau sans chlore aux propriétés similaires pouvant être incinéré sans polluer l'air : une alternative adoptée par exemple par Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique. Un bémol cependant : certes moins polluant que le plastique traditionnel, le PETg présente l'inconvénient d'être gourmand en énergie pour sa production.
Par ailleurs, il faut noter que le recours à des matériaux biodégradables est rendu difficile par des problèmes techniques comme, par exemple, l’impossibilité de pratiquer l’embossage pour la personnalisation des cartes. Toutefois, la recherche de solutions compatibles avec la protection de l'environnement progresse. Ainsi, la société américaine Discover a découvert un adjuvant qui, mélangé au PVC, permet la dégradation de la carte bancaire via l’action de micro-organismes. Cet additif forme des "brèches" dans le PVC ce qui permet aux microbes de dégrader le carbone présent dans la carte et de le transformer en CO2 et en eau notamment. Malgré tout, demeure le problème du chlore : non consommé, il est toujours présent dans le PVC.
ABnote™ North America a introduit sur le marché la Financial RecycledCard™. Cette carte est réalisée à l'aide de plastique recyclé pré-consommateur. Ce plastique constitue 100% du cœur de la carte, 88% du total de plastique utilisé dans la carte (overlay). Il doit néanmoins présenter certaines propriétés telles que la blancheur, afin d'être conforme aux normes en vigueur.
L'industrie du luxe s'invite sur le créneau de la carte bancaire. Ainsi, l'Eurasian Bank (Kazakhstan) propose-t-elle à ses clients fortunés la Visa Infinite, une carte avec un diamant incrusté, comportant également des éléments dorés à l’or fin [Figure 8]. Ce type de carte, réservé à des clients privilégiés, reste marginal.
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Figure 8 - Carte bancaire avec diamant incrusté [leblogluxe] |
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La tendance n'est pas seulement à l'amélioration du visuel de la carte bancaire mais aussi au développement de technologies innovantes.
Carte sans contact
La technologie sans contact permet de régler les achats sans placer la carte dans un lecteur [Figure 9]. Il suffit de la faire glisser sur un terminal de paiement spécialisé, à l'instar de certains badges d’accès ou de certains titres de transport [Figure 10]. Largement adopté en Grande-Bretagne, au Japon, aux États-Unis et d'autres pays, le paiement sans contact arrive à présent en France. Elle est dédiée aux règlements de petits montants. Sa fabrication est semblable à celle d’une carte bancaire classique avec toutefois une différence notable : elle est composée d’une couche de PVC supplémentaire sur laquelle est déposée une antenne radio microscopique intérieure qui communique avec un terminal adapté.
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Vidéo 1 - La Poste expérimente le
paiement sans contact à Nice (7 juin 2007) [Dailymotion] |
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Autre alternative, particulièrement développée en Asie et en Europe : la carte dual interface (contact / sans contact). Alliant les composants de la carte bancaire classique et de la carte sans contact, elle autorise les deux types de paiement [Figure 11].
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Figure 11 - Carte dual interface [ID Zone] |
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Figure 12 - Carte bancaire multimédia [PaperBlog] |
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Figure 13 -
Paiement sans contact par téléphone portable [PaperBlog] |
Multimédia
Certaines cartes sont dotées de fonctionnalités multimédia et deviennent des cartes aux usages multiples. La banque coréenne Kookmin Bank, en collaboration avec Samsung, a sorti en 2008 la première carte bancaire multimédia avec laquelle il est possible d’écouter de la musique MP3, de regarder des vidéos ou la télévision sur un écran OLED [Figure 12].
Autre exemple : la carte avec mini CD amovible. Ce dernier, d'une capacité de 15 Mo, permet de stocker des données : carte d'étudiant, carte fidélité ou encore numéros d’urgence.
Paiement sans contact et sans carte
Le paiement sans contact et sans carte, recourant à la technologie Near Field Communication (NFC) qui repose sur l'utilisation des ondes radio RFID (Radio Frequency Identification), sont en cours d'expérimentation. Grâce à une puce intégrée dans l'appareil, le consommateur paie ses achats via son téléphone portable (voire son porte-clés) en le passant sur un terminal de paiement adapté.
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Vidéo 2 - Payer avec son mobile [YouTube] |
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Selon le Groupement des Cartes Bancaires CB, en 2009, les chiffres clés du marché français sont :
Selon la Fédération Bancaire Française (FBF) (Chiffres-clés - Les cartes en France et en Europe, août 2010) les cartes sont dans l'Hexagone le moyen de paiement doté de la progression la plus dynamique, avec une croissance de +6,5 % sur un an. Les paiements carte représentent près de 42 % des paiements de détail en France en 2008.
En 2009, il y a 90,6 millions de cartes de paiement (interbancaires ou privatives) en France, dont :
Pour un achat d'un montant de 25 euros, les Français utilisent de préférence la carte bancaire (52 %), devant les espèces (34 %) et en dernier le chèque (14 %), selon l'enquête Ifop : "Observatoire 2010 de l’opinion sur l’image des banques - Juillet 2010".
En Europe, près de 40% des transactions sont effectuées par carte. 726 millions de cartes de paiement sont en circulation en 2009. Les pratiques sont en réalité très contrastées : un Européen moyen effectue 59 paiements par carte en 2008, un Finlandais en fait 190, un Allemand 27 et un Bulgare en fait moins de 2 (FBF- Chiffres clés - Moyens de paiement en Europe, septembre 2010).
Sur le plan mondial, Visa et MasterCard dominent le marché. Les cartes de paiement sont essentiellement des cartes à puce dont les producteurs principaux sont : Gemalto (issu du rapprochement de Gemplus et Axalto), le leader mondial, Giesecke & Devrient, Oberthur Card Systems, etc. L'association internationale SIMalliance regroupe les plus grands fabricants de cartes à puce.
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| Figure 14 - Analyse concurrentielle du marché de la carte bancaire via le diagramme de Porter | ||
De multiples acteurs interviennent sur le marché de la carte bancaire car celle-ci comporte plusieurs composants : hologramme, une puce, piste magnétique. De plus, plusieurs procédés peuvent être utilisés pour sa fabrication.
Les entrants potentiels sont de nouveaux fournisseurs de supports et de nouvelles techniques de fabrication.
Les éléments susceptibles de dynamiser le marché sont les suivants :
Même dans un contexte de crise mondiale, les particuliers ont toujours besoin de la carte bancaire pour effectuer des paiements. Les innovations qui émergent actuellement sont réservées à une clientèle privilégiée. Les cartes odorantes ou avec incrustées de diamants n'existent que pour promouvoir les banques et non par souci d’efficacité quant aux transactions ou à la sécurité. La personnalisation de la carte bancaire grâce à l'impression jet d’encre apparaît comme la plus accessible à tous.
Toutefois, dans leur démarche d'innovation, les producteurs de cartes de paiement ne peuvent agir à leur guise car ils doivent respecter la norme internationale ISO 7816 qui régit la fabrication des cartes afin qu'elles soient utilisables dans le plus de pays possibles.
Un nouveau marché à développer est celui d'une carte bancaire plus respectueuse de l’environnement.
Pour la commercialisation d'une carte bancaire, le facteur important est son prix de revient, par conséquent le coût de l’abonnement mensuel réglé par le client et celui-ci peut ne pas accepter des augmentations de ce coût induites par d'éventuelles innovations.
Les différentes variables essentielles sont :
Les facteurs clés de développement qui y sont reliés :
Les différents acteurs identifiés sont :
Plusieurs tendances majeures sont relevées :
Ces facteurs de développement, reliés entre eux, ont une grande importance dans le développement de la carte bancaire.
| Forces | Faiblesses |
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| Opportunités | Menaces |
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Tableau - Analyse stratégique
via la matrice SWOT du marché
de la carte bancaire
Scénario 1 - La carte bancaire est détrônée par le téléphone portable
L'usage du téléphone mobile est aujourd'hui largement répandu : 82 % de la population française détiennent un téléphone mobile selon une étude ["La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française"] publiée en novembre 2009 par le Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (CRéDOC).
La tendance actuelle est à la multiplication des fonctionnalités du téléphone mobile : accès Internet, GPS, agenda, etc. Le développement de la technologie Near Field Communication (NFC) reposant sur l'utilisation des ondes radio RFID (Radio Frequency Identification) permet de lui intégrer une fonctionnalité supplémentaire : le paiement sans contact. Grâce à l'inclusion dans l'appareil d'une puce contenant les éléments d'identification du possesseur de compte bancaire, il suffit à l'utilisateur de régler ses achats en approchant son téléphone mobile sur une borne au moment du règlement.
Intérêts :
Cette alternative à la carte bancaire peut présenter les risques suivants :
Scénario 2 - Le carte bancaire devient une carte aux usages multiples
Le développement de la carte bancaire se poursuit avec une tendance accrue à la personnalisation de son design et de ses fonctionnalités. La miniaturisation des composants permet d'intégrer différentes technologies sans modifier la taille, la forme ou le poids de la carte. De ce fait, d’autres acteurs interviennent sur ce marché comme les fabricants de multimédia. La carte bancaire n'est plus seulement un moyen de paiement, elle peut donner accès à diverses fonctions, plus ou moins utiles : insertion d’une clé usb, multimédia,...
Le risque est de voir les prescripteurs intervenir pour limiter cette possibilité afin d'éviter la vulgarisation de l’usage de la carte bancaire. En effet, la carte bancaire, aujourd'hui dédiée uniquement aux paiements ou retraits d’argent, a l'image d'un objet précieux auquel les utilisateurs font très attention. La rendre multi-usages pourrait la banaliser aux yeux de ses possesseurs et les inciter à prendre moins de précautions pour sa conservation. C'est pourquoi le choix d'ajouter des fonctions supplémentaires devrait être laissé aux clients, avec en conséquence une augmentation des coûts.
En outre, insérer dans la carte des composants supplémentaires nécessaires aux nouvelles fonctions pourrait la fragiliser. Elle doit conserver une certaine résistance à la flexion afin d'être aisément transportable, dans une poche par exemple.
Scénario 3 - La carte bancaire devient écologique
Dans de nombreux secteurs, l’intérêt croissant de la société pour la protection de l'environnement pousse les industriels à fabriquer des produits à l'aide de composants issus de ressources renouvelables. La carte bancaire pourrait bien suivre cette tendance. En outre, la politique de réduction des déchets et d’amélioration du recyclage peut conduire à diminuer le nombre de composants entrant dans la fabrication de la carte bancaire.
Cette orientation écologique apparaît d'autant plus probable que les ressources pétrolières, base actuelle du support de la carte bancaire, s'appauvrissent et deviennent plus onéreuses. Toutefois, des problèmes demeurent comme le prix et les faibles propriétés mécaniques des alternatives écologiques aux matériaux issus de la pétrochimie
Le secteur de la carte bancaire peut s’ouvrir à de multiples possibilités et diverses applications sont expérimentées sur le marché. Certaines ont été présentées dans cette étude mais la liste n'est pas exhaustive compte tenu du caractère confidentiel de l’objet.
L’analyse technico-économique et prospective montre que la carte bancaire a ses atouts et ses faiblesses. Elle pourrait être améliorée voire remplacée par d'autres techniques de paiement (paiement sans contact via le téléphone portable). Toutefois, la certitude est que son évolution, quelle qu'elle soit, est commandée par deux paramètres essentiels : l’adhésion ou non des consommateurs aux innovations proposées et bien sûr, la garantie de la sécurité du paiement. La véritable révolution serait d'ailleurs d’inventer un système de paiement inviolable.
| BRIQUET J. | Les 40 ans de la Carte Bleue. | RMC, 6 novembre 2007 Consulter |
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| Would you credit it? 25 years of bank card holograms. | InfoSecura, décembre 2008, p.14 | |||
| PRUDENT G. | Le jet d’encre a toutes les cartes en main. | Etiq&Pack, octobre 2008, n°22, p.22 | ||
| Fédération Française Bancaire | Consulter | |||
| Groupement des cartes bancaires "CB" | Consulter | |||
| BIGOT R., CROUTTE P. | La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française. | CRéDOC, novembre 2009 Consulter |
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Terraeco, 5 janvier 2009 Consulter |
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| Association des Fabricants et Personnalisateurs de Cartes (AFPC) | Consulter | |||
| International Smart Card Associations Network (ISCAN) | Consulter | |||
| LHEUREUX E. | LCL personnalise ses cartes bancaires pour les professionnels. |
Actionco, 21 juin 2010 Consulter |
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| International Card Manufacturers Association (ICMA) | Consulter | |||
| BERNARD G. | BNP Paribas personnalise les cartes bancaires. |
Emarketing, 17 mai 2010 Consulter |
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| Carte bancaire visuel personnalisé : choisissez le visuel de votre carte bancaire ! |
PaperBlog, 22 janvier 2010 Consulter |
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| Cobranding : les 5 dernières cartes bancaires pour les amateurs de sport. |
Le Bien Public pour Elles, 12 avril 2009 Consulter |
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| Les premières cartes bancaires biodégradables. |
Enerzine Consulter |
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| COUSIN C. | Les marques abattent leurs cartes. |
Les Echos, 17 octobre 2007 Consulter |
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| LE GONIDEC A. | Nouvelles Frontières lance sa carte bancaire co-brandée. |
LeJournalduNet, 7 novembre 2007 Consulter |
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| MONDOT L. | Une Visa Infinite incrustée d'un diamant. |
leblogluxe, 18 janvier 2009 Consulter |
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| EL MOKHTARI R. | Visa parie sur la carte bancaire ''sans contact''. |
Le Figaro, 15 octobre 2007 Consulter |
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| Payer en carte, sans taper son code : le paiement sans contact devient réalité. |
La Voix du Nord, 18 juin 2010 Consulter |
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| SANTROT F. | Le paiement sans contact arrive en France. |
Metro, 22 mars 2010 Consulter |
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| PNORDEY | Kookmin Bank lance la première carte bancaire multimédia. |
PaperBlog, 22 juillet 2008 Consulter |
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| Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) |
Les services mobiles sans contact : étude relative à l’émergence des services mobiles sans contact et leur impact potentiel sur le marché des télécommunications mobiles. |
Les Actes de l'ARCEP, 22 février 2010 Consulter |
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| Le gouvernement encourage le paiement par téléphone portable. |
France24, 21 mai 2010 Consulter |
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| Association Européenne Payez Mobile (AEPM) | Consulter | |||
| Contactless and dual interface cards. |
Giesecke & Devrient Consulter |
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| Technology cards. |
ID Zone Consulter |
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| US : Visa Micro Tag, porte-clé de paiement sans fil. |
GNT, 01 octobre 2007 Consulter |
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| EL MALICK S. | Le paiement par téléphone mobile au Sénégal : Une réalité, selon le quotidien français Les Echos. |
Politico, 27 juillet 2010 Consulter |
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| Le paiement sans contact par téléphone mobile relancé dans le cadre du SEPA. |
Droit & Technologie, 01 mars 2010 Consulter |
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| European Payments Council (EPC). | Consulter | |||
| Gemalto renforce son engagement dans le développement durable avec son portefeuille de produits écologiques innovants. |
Gemalto, 5 novembre 2009 Consulter |
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| Les premières cartes bancaires biodégradables. |
Enerzine Consulter |
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| MANIÈRE P. | Les pirates en veulent à votre carte. |
La Dépêche, 20 août 2009 Consulter |
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| SELVI A. | "Sans contact mobile" : les Niçois ne sont pas sur la même longueur d'onde. |
20 Minutes, 20 mai 2010 Consulter |
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| La sécurité des cartes magnétiques ISO 7811. | SecuriteInfo, 4 novembre 2001 | |||
| Association Française du Sans Contact Mobile (AFSCM) | Consulter |
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