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| Vous êtes ici : Accueil > Technique > Mémoires > Flashcode ou QR code au service de l’imprimé : effet de mode ou réel intérêt ? | Révision : 17 septembre 2010 |
| Flashcode ou QR code au service de
l’imprimé : mode éphémère ou phénomène durable ? |
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Johan LAURENDON et Valérie-Anne SÉMAT Élèves ingénieurs 2e
Année
Avertissement |
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| Voir aussi : | ||
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Figure 1 - Flashcodes affichés dans Toulouse pour le service Mobulles : petites annonces et informations sur le quartier |
Dans votre vie quotidienne, il vous arrive de voir des éléments dont vous n'identifiez ni l’origine, ni l’utilité. Cela a sans doute été le cas avec les flashcodes et les QR codes qui, depuis quelques années, s'installent progressivement dans notre environnement familier.
Imaginez. Vous vous promenez dans les rues d'une ville. Pour vous
orienter, vous utilisez un plan offert par une enseigne commerciale sur lequel
vous remarquez un drôle de pictogramme fait de petits carrés blancs et noirs.
N’en ayant jamais vu, vous n'y prêtez guère attention : une illustration de plus
sans doute...
Puis, chemin faisant, d'autres pictogrammes du même type, affichés sur des
abris-bus par exemple, attirent votre regard [Figure 1]. Ils vous proposent
d'accéder à des informations en ligne à l'aide de votre téléphone portable.
Eh oui, vous découvrez, parsemée ici et là, une véritable innovation technologique
qui modifiera peut-être profondément votre façon de lire et d'accéder aux
informations et à la connaissance...
En effet, cet ensemble de pavés noirs et blancs compose un code
en deux dimensions qui permet une connexion à Internet via l’appareil photo du
téléphone mobile. Cette technologie fait depuis peu son apparition en France.
En publiant "Le sens des choses" en 2009, l'écrivain Jacques Attali a
d'ailleurs fait appel à elle afin d'établir des liens entre le document imprimé
et le Web pour créer
l'hyperlivre
ainsi défini : "l'hyperlivre est le premier service numérique de lecture
augmentée, dont la télécommande est l'ouvrage papier. Les nouvelles technologies
se mettent au service du livre, en l'enrichissant de sons, de vidéos, d'interactivité,
d'actualisations, accessibles depuis le papier grâce au mobile et à l'internet".
Dans son livre, de nombreux articles traitent de sujets divers. Pour les étayer,
l’auteur a inséré dans chaque article un code 2D, un flashcode, qui permet de consulter
des informations supplémentaires en ligne : complément d’article, musique, vidéo, etc.
La multiplication des flashcodes et QR codes mis au service du document imprimé relève-t-elle d'un effet de mode temporaire ? Ou bien, au contraire, est-elle un phénomène plus durable inscrivant de plus en plus la lecture augmentée dans notre vie quotidienne ?
Un code à deux dimensions (code 2D) est une évolution du code à barres linéaire. À présent, il peut être lu par des caméras et non plus par des lasers.
Ses avantages sont les suivants :
Cette révolution technique redonne de la vigueur au code à barres classique.
Contrairement au code à barres (1D), il y a plusieurs types de codes bidimensionnels. En voici une liste non exhaustive.
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Figure 2 - Code Datamatrix de Grenoble INP-Pagora |
Figure 3 - Code PDF417 de Grenoble INP-Paogra |
Figure 4 - MaxiCode de Grenoble INP-Pagora |
Figure 5 - Code Aztec de Grenoble INP-Pagora |
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Inventé dans les années 1980 aux États-Unis, Datamatrix appartient au domaine public et est donc libre de droit. Il est très utilisé actuellement grâce à sa haute sécurité de lecture. En effet, un système d’algorithmes informatiques permet de régénérer le code même si ce dernier a été endommagé [Figure 2].
Créé aux États-Unis au début des années 1990, le code PDF-417 est nommé PDF pour Portable Data File en référence à sa grande capacité de stockage. Il est utilisé dans le domaine du transport, pour les inventaires [Figure 3].
Le MaxiCode est le premier à apparaître sur le marché mondial en 1987. Créé par UPS pour le suivi de ses colis, il est aujourd'hui dans le domaine public [Figure 4].
Lancé sur le marché en 1995 par la société Welch Allyn, le Code Aztec est construit sur la base d’une cible centrale carrée autour de laquelle sont codées les informations. Il peut avoir différentes tailles régies par le nombre d’information à coder [Figure 5].
Parmi les codes 2D figurent également le flashcode et le QR Code qui font l'objet de notre étude.
Ces codes 2D ont un point commun : leur lien avec l’Internet mobile. Cependant, l’un est apparu avant l’autre et domine le marché mondial.
En 1994, l'entreprise japonaise Denso-Wave, du groupe Toyota, crée le QR code pour faciliter la gestion des flux des pièces de voiture [Figure 6]. En 1999, elle publie le QR code sous licence libre, ce qui favorise sa diffusion au Japon. Dès lors, il devient l'un des codes bidimensionnels les plus populaires dans le monde. En effet, le QR code s’est rapidement répandu dès 2004 au Japon, en Corée du Sud et plus récemment en Europe et aux États-Unis. En Europe, il est largement exploité en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Espagne.
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Figure 6 - QR code de Grenoble INP-Pagora |
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Le QR code stocke des données à la verticale et à l’horizontale. Sa capacité de stockage est bien plus importante que le code barre traditionnel : 7089 caractères numériques contre 10 à 13 caractères. Il peut mémoriser des adresses Web, du texte, des numéros de téléphone, des SMS ou autres types de données. Il est lisible par les téléphones mobiles équipés d'un lecteur de QR code.
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Figure 7 - Structure d'un QR code [Wikipédia : QR code] |
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L’aspect compact de ce pictogramme permet de l'insérer sur tout type d’imprimé sans empiéter les informations déjà présentes. Le nombre de pixels varie suivant le contenu à coder. Un logiciel installé dans le téléphone le décode grâce à la photographie préalablement prise. La qualité de l’appareil photo détermine la vitesse de lecture [Vidéo 1].
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| Vidéo 1 - QR-code? Clovis Darrigan répond | ||
Comparons le QR code avec d'autres codes 2D [Tableau 1] :
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Tableau 1 - Tableau comparant
différents codes 2D [Denso Wave - QR code.com] |
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Enfin, il faut noter que chacun peut créer gratuitement et facilement son propre QR code à partir d'un texte, d'une adresse URL, d'une image, d'un numéro de téléphone ou encore d'un SMS : il suffit d'utiliser des générateurs de codes disponibles en ligne.
Flashcode est la marque du code 2D créé par l’Association Française du Multimédia Mobile (AFMM). Cette dernière a signé avec les trois opérateurs français de téléphonie mobile (Orange, SFR et Bouygues Telecom) un contrat de licence réciproque quant aux spécifications sur lesquelles sont développés les lecteurs flashcode [Figure 8].
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| Figure 8 - Flashcode de Grenoble INP-Pagora | ||
Ce code 2D peut être décodé uniquement par un téléphone mobile équipé du lecteur flashcode développé par l'AFMM. La photographie d'un flashcode avec un portable permet de déclencher les actions suivantes :
Selon des informations trouvées sur Wikipédia, le flashcode s’appuie sur la norme de codes matriciels Datamatrix et sur une 'grammaire' permettant de définir l’action déclenchée par le scan du flashcode. Il est possible d'utiliser les flashcodes de deux manières :
Ce système n’encode pas du texte ou des URL mais un numéro et nécessite l'utilisation d'un annuaire pour retourner la ressource. Après décryptage du code, le mobile doit effectuer une liaison de données avec le serveur de l'opérateur téléphonique afin d'obtenir une redirection vers les données de destination du flashcode. Le serveur d'annuaire de l'opérateur lui permet de comptabiliser ou de bloquer les redirections et d'appliquer des règles de facturation en fonction du type de contenu demandé.
Enfin, ce format propriétaire ne permet pas de générer soi-même et gratuitement un code car aucune garantie ne peut être donnée sur le fait qu'il puisse être lu universellement et le passage par un des prestataires de l'opérateur est obligatoire pour une mise en place. Le flashcode s'impose dans l’Hexagone dès 2008. Actuellement, il n’est disponible que sur le marché français [Vidéos 2].
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Vidéo 2 - Les flashcodes au quotidien [Orange-Innovation.tv] |
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En France, ces deux codes bidimensionnels sont en concurrence. Cantonnés aux grandes villes, ils sont peu connus par le public français et sont d'ailleurs reconnus et utilisés essentiellement par des visiteurs étrangers. En outre, disposer du téléphone mobile adapté muni d’un appareil photo et permettant de se connecter à Internet est une condition sine qua non pour les deux technologies.
Dans le tableau comparatif ci-dessous, les évidentes contraintes du flashcode permettent de comprendre le retard de son développement par rapport au QR code [Tableau 2].
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Tableau 2 - Tableau comparant les
deux codes 2D [QR Mobile : Tout sur les QRCodes : QRCode vs. Flashcode] |
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Pour profiter de cette nouvelle technologie, disposer d'un téléphone portable adapté – c'est-à-dire muni de l’application correspondant au code et d’un appareil photo de bonne résolution – pour se connecter à Internet est une condition indispensable.
Deux enquêtes réalisées en 2009 et 2010 attestent d'un décollage de l'usage de l'Internet mobile en France.
Dans une étude sur "La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française", publiée en novembre 2009, le Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie (CRéDOC) souligne que "dans une économie touchée de plein fouet par la récession, les TIC [technologies de l'information et de la communication] restent l’un des rares secteurs en expansion". Les chiffres sont éloquents : 82 % de la population française détiennent un téléphone mobile [Figure 8].
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Figure 8 - Proportion
d’individus disposant personnellement d’un téléphone mobile (2009) [CRéDOC] |
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Parmi les usages plébiscités par les abonnés au téléphone portable, la connexion à Internet a le vent en poupe. Les auteurs du rapport parlent d'une "augmentation significative du nombre de personnes utilisant leur téléphone mobile pour naviguer sur Internet".
Ainsi, "en juin 2009, 13% des abonnés utilisent leur mobile pour consulter Internet : la proportion a presque doublé en un an. Chez les adolescents, le pourcentage est passé de 12% à 19%" [Figure 9].
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Figure 9 - Proportion de
personnes utilisant leur téléphone mobile pour naviguer sur Internet ou consulter leur mail (2009) [CRéDOC] |
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Mieux encore : n'étant plus l'apanage de quelques férus des nouvelles technologies, l'Internet mobile voit son utilisation se répandre largement et il touche aujourd'hui une population estimée à 5 millions de personnes. Une population plutôt jeune, étudiante ou active, et urbaine : "ce sont les jeunes adultes (18-24 ans) qui sont à la pointe (27%), suivis par les 12-17 ans et les 25-39 ans (respectivement 19% et 18%). Les étudiants (19%), les employés (18%) et les habitants de Paris et son agglomération affichent des taux supérieurs à la moyenne" [Tableau 3].
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Tableau 3 - Profil des
personnes utilisant leur téléphone mobile pour consulter Internet (2009) [CRéDOC] |
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Les possesseurs de téléphones portables ne se connectant pas à l'Internet mobile le font autant par absence de besoin qu'en raison d'obstacles financiers ou techniques [Tableau 4]. Les raisons diffèrent en fonction de l'âge. Plus les personnes sont âgées, plus elles avancent leur manque d'intérêt à naviguer sur le Web via leurs téléphones mobiles et c'est aussi le cas des catégories les plus favorisées (53% des diplômés du supérieur, 52% des titulaires des revenus les plus élevés). En revanche, chez les plus jeunes, ce sont les obstacles financiers qui les freinent [Figure 10].
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Tableau 4 - Motifs de non-connexion à
l'Internet mobile (2009) [CRéDOC] |
Figure 10 - Motifs de non-connexion à
l'Internet mobile en fonction de l'âge (2009) [CRéDOC] |
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L'Association Française du Multimédia Mobile (AFMM) s'intéresse elle aussi au développement de l'usage de l'Internet mobile par ceux qu'elle nomme les mobinautes. Le profil-type du mobinaute : un homme jeune (15-34 ans), actif et habitant dans une grande agglomération (plus de 100 000 habitants).
Dans son "Étude clients 2010 : les indicateurs clés du multimédia mobile", elle constate que "91,4% des 15-60 ans sont équipés d’un téléphone mobile" et 92,6% d'entre eux savent qu’il est possible de se connecter à Internet depuis leur téléphone mobile. En outre, elle révèle aussi que les plus gros consommateurs d'Internet mobile sont les abonnés équipés d'iPhone : 93,6% d'entre eux déclaraient s'être connectés au cours du mois précédent l'enquête.
En ce qui concerne la fréquence de connexion, "55,1% des mobinautes déclarent consulter un site sur l’Internet mobile au moins une fois par semaine et 33,4% au moins une fois par jour" [Figure 11].
Enfin, outre la nécessité de posséder l'équipement adéquat, soulignons que le mode de paiement adopté influe également sur la connexion Web via le téléphone mobile : ainsi, l'étude fait ressortir que "l’illimité est privilégié par près de la moitié des mobinautes (48,1%) pour accéder à l’Internet mobile" [Figure 12].
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Figure 11 - Fréquence de connexion à
l'Internet mobile (2010) [AFMM] |
Figure 12 - Connexion à l'Internet
mobile par type de forfait (2010) [AFMM] |
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Flashcodes et QR codes peuvent être utilisés dans divers secteurs d'activité :
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Vidéo 3 - The world's first mobile
Augmented Reality Special Magazine Edition [YouTube] |
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Il y a un véritable engouement pour le QR code au Japon comme en témoigne dans son blog un Français vivant au pays du Soleil Levant. En attestent également des enquêtes publiées sur le site What Japan Thinks :
En France, si l'on ne peut parler d'un tel succès, quelques campagnes récentes tentent d'inscrire les flashcodes dans le quotidien. Ainsi, en janvier 2010, la RATP déploie vingt mille flashcodes dans les stations de son réseau de bus et de tramway, couvrant l'ensemble des 11 000 points d'arrêt de 350 lignes de bus et 3 lignes de tram [Vidéo 4].
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Vidéo 4 -
La RATP déploie la technologie flashcode sur le réseau BUS [Dailymotion] |
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| Figure 13 - Analyse concurrentielle du marché des codes 2D via le diagramme de Porter | ||
Le nouvel entrant, le code 2D, ne vient pas en remplacement ou en complément d’une autre technologie : il se présente comme une nouvelle technologie sur un nouveau marché. Il n’y a donc pas de concurrents de secteur. C'est pourquoi ce diagramme de Porter met le nouvel entrant en relation avec les secteurs importants pour son développement et avec lesquels il a de nombreuses interactions, à savoir l’Internet mobile et la communication imprimée. Pour chacun de ces secteurs, sont identifiés les fournisseurs, les utilisateurs et les clients.
Pour déterminer les perspectives d’évolution des codes 2D, délimitons le système étudié afin de faire une synthèse des tendances et étudions les plans stratégiques actuels et futurs.
Les facteurs clés susceptible de favoriser le développement du marché français des flashcodes et QR codes sont l'extension de l'offre de téléphones portables compatibles et de forfaits Internet mobile à des prix accessibles. En outre, des efforts de communication auprès du grand public sont indispensables afin de le sensibiliser à l'usage de ces codes 2D.
| Forces | Faiblesses |
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| Opportunités | Menaces |
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Envisageons les perspectives des flashcodes et QR codes sur le marché français via trois scénarios. La probabilité de réalisation de chaque évènement est notée de 1 à 4, c'est-à-dire de la non-réalisation [1] à la réalisation à coup sûr [4].
Dans ce scénario optimiste, l’imprimé et Internet sont unis par de multiples liens interactifs.
Dans ce scénario, l’imprimé reste au cœur de la communication et les codes 2D s’intègrent bien dans ce système. Toutefois, il est toujours possible que cette technologie soit remplacée par une autre encore plus attractive.
Dans ce scénario pessimiste, les codes bidimensionnels ne trouvent pas leur place vis-à-vis de l'imprimé dans le marché français.
Notons la probabilité de réalisation de ces scénarios :
A mi-chemin entre l'optimisme du scénario 1 et le pessimisme du scénario 3, le scénario 2 semble plus réaliste compte tenu des données dont nous disposons aujourd'hui.
L’étude des codes bidimensionnels flashcode et QR code établit qu'ils sont intimement liés au développement du téléphone portable et de l’Internet mobile. Ce marché, déjà bien installé depuis quelques années à l'étranger, commence à peine à se développer en France. Un retard que peut expliquer la guerre des formats qui a lieu sur le marché français car délaissant le QR code, norme internationale ouverte et mondialement utilisée, les opérateurs télécoms français ont préféré développer un format propriétaire, le flashcode.
Dans cette étude, le lien avec l’Internet mobile a été privilégié. Toutefois, l’application d'autres types de codes 2D dans le secteur de la logistique est tout à fait répandue. Certains codes 2D sont fabriqués par des entreprises en interne et développés par leurs informaticiens. C’est ainsi le cas du code permettant au constructeur de machines à imprimer KBA de proposer Plate-Ident, un système de vérification du positionnement des plaques.
Les codes 2D au service de l’imprimé : mode éphémère ou phénomène durable ? Le succès florissant que connaît le QR code à l'étranger notamment au Japon depuis quelques années laisse espérer un développement équivalent s'inscrivant durablement en France. Toutefois, cet essor suppose encore quelques efforts de la part des acteurs de ce nouveau marché notamment d'une part, savoir susciter l'intérêt de la population pour les prestations permises par les codes 2D et d'autre part, favoriser l'utilisation de cette technologie par tous en facilitant son accès tant techniquement que financièrement.
| CROQUET P. | Téléphone : Toulouse innove avec "Mobulles". | La Dépêche, 21 janvier 2010 Consulter |
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| BIGOT R., CROUTTE P. | La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française (2009). | CRéDOC - Enquête "Conditions de vie et Aspirations des Français", novembre 2009 Consulter |
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| AFMM | Étude clients 2010 : les indicateurs clés du multimédia mobile. | Association Française du Multimédia Mobile, 2010 Consulter |
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| KEN Y.N. | QR code-reading phones held by almost four in five Japanese. | What Japan Thinks, 5 juillet 2009 Consulter |
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| KEN Y.N. | QR codes extremely popular. | What Japan Thinks, 26 septembre 2005 Consulter |
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| DEWULF E. | Le Flashcode, une norme "mort née" ? | Mobile-Commerce, 2009 ? Consulter |
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| VERRON F. | Année 2010, envolée du Flashcode en France ? | Ubimedia Garden, 22 janvier 2010 Consulter |
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| CHARTIER M. | La RATP lance le "flashcode" pour connaître les horaires. | PCWorld.fr, 19 janvier 2010 Consulter |
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| Vitaminwater, première boisson à utiliser un flashcode en France. | Fastandfood, 22 janvier 2010 Consulter |
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| TOLLIVER-NIGRO H. | Making the most of Quick Reponse codes. | The Seybold Report, 2009, vol.9, n°21, p.3-10 | ||
| GIRARDEAU A. | Le site du jour : Tout QR coder. | Écrans (Libération.fr), 31 janvier 2008 Consulter |
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| HERMAN V. | QR code vs Flashcode. | Marketing Mobile, 2009 Consulter |
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| Denso Wave | QRcode.com. | QR Code.com Consulter |
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| QRMobile. | QRMobile Consulter |
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| SUBAGIO C. | QR Code usage in Japan. | Blog Simplify Consulter |
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| QR code. | La Rivière aux Canards Consulter |
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