LGP2 : la recherche
scientifique papetière et graphique de qualité
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«Un laboratoire de très bon niveau, dans
lequel se fait de la recherche de qualité, où règne une bonne ambiance et une
bonne entente, dont la vocation et les missions sont suffisamment claires, dont
il n'y a pas lieu de remettre en cause les fondamentaux, et que ses tutelles
doivent continuer à soutenir activement.»
Cette conclusion globale est
celle à laquelle est parvenu le Comité d'Évaluation qui a audité, en novembre 2005,
le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers
(LGP2), l'unité mixte de recherche (UMR 5518) unissant l'INPG, l'EFPG, le CTP et le
CNRS. Le bilan de la recherche
effectuée par le LGP2 au cours du quadriennal passé ainsi que les axes de
recherche prévus pour le quadriennal à venir ont été examinés. Le Comité,
nommé par le CNRS, comprenait des experts -- Virginie Daru (LIMSI Orsay et Section 10 du
Comité national), Jacques Comiti (GEPEA Nantes - Saint-Nazaire), Pascale
Escaffre (Société Ahlstrom), Daniel Schweich (LGPC-CPE Lyon), Daniel Tondeur (LSGC
Nancy, président du comité) -- et des représentants des tutelles -- Anne
Corval (Déléguée Régionale CNRS), Jean-Léon Houzelot (DSPT 8, Ministère de
la Recherche), Alain Lebre (CTP), Dominique Lachenal (EFPG), Michel Pons (INPG)
et Michel Trinite (DSA SPI CNRS). Au terme de l'évaluation, le bilan
d'activité ainsi que le programme de recherche du LGP2 pour le prochain
quadriennal ont été validés par le Comité qui a confirmé le maintien de
l'UMR. Dans leur rapport, les auditeurs ont souligné les points forts
du laboratoire et de la recherche effectuée et dégagé les axes d'amélioration
souhaitables.
Anne Pandolfi (6 février 2006)
Le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers
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Cette Unité Mixte de Recherche (UMR 5518) a été créée en 1995 et réunit
quatre composantes : l'École
Française de Papeterie et des Industries Graphiques (EFPG), le Centre Technique
du Papier (CTP), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l'Institut
National Polytechnique de Grenoble (INPG).
C'est le seul laboratoire français ayant pour mission d’étudier l’ensemble des étapes de la filière papetière,
allant de l’arbre au papier imprimé ou transformé en de nouvelles structures tridimensionnelles
(étuis, caisses, composites).
Il comprend actuellement 100 personnes (66 équivalents temps plein), dont 29 étudiants en doctorat
et 4 stagiaires post-doctoraux, travaillant sur des thèmes différents.
Ses liens avec le milieu industriel sont très nombreux (40 contrats en cours), comme le sont
les contacts internationaux avec les centres de recherche de l’ensemble des grands pays papetiers
(Suède, Canada, Russie, Finlande, Allemagne, Australie, Nouvelle Zélande, États-Unis, Portugal, Espagne...).
Le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LGP2) est dirigé depuis 2002
par Naceur Belgacem, professeur de l'INPG à
l'EFPG.
Les thèmes de recherche sont actuellement développés dans cinq équipes :
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Chimie des
procédés, sous la direction de Gérard
Mortha, maître de conférences INPG à l'EFPG : chimie du bois,
fabrication des pâtes à papier, blanchiment, chimie des procédés de
recyclage. |
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Génie
papetier, sous la direction de Jean-Claude
Roux, professeur INPG à l'EFPG :
raffinage, formation de la feuille, pressage, séchage, traitement des
effluents, simulation des procédés. |
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Physique des
structures fibreuses, sous la direction de Jean-Marie
Serra-Tosio, maître de conférences EFPG : structure
et modélisation des structures fibreuses, propriétés du papier, capteurs,
dégradation et stabilisation des propriétés du papier. |
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Science et
techniques graphiques, sous la direction de Robert
Catusse, maître de conférences INPG à l'EFPG : procédé
offset, flexographie, transfert d'encre sans impact, gestion de la couleur,
capteurs pour le procédé offset. |
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Emballage et
transformation des papiers et cartons, sous la direction d'Alain
Dufresne, professeur INPG à l'EFPG : adhésion, couchage,
matériaux composites et complexes, propriétés mécaniques des structures. |
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Un fond de recherche solide, des évolutions pertinentes
Le Comité d'évaluation apprécie d'emblée l'«équilibre judicieux» atteint
entre les aspects fondamentaux et les aspects applicatifs dans les
différents thèmes de recherche du laboratoire, quelques soient les niveaux
auxquels ils s'adressent : microscopique (chimie de la matière ligneuse), mésoscopique
(physique des structures fibreuses) ou macroscopique (procédés papetiers).
«Les actions scientifiques qui constituent le "fonds de commerce"
du laboratoire et s'inscrivent dans sa continuité historique sont bien
définies dans leurs objectifs, et se développent de manière satisfaisante,
par leurs méthodes, leurs outils expérimentaux et les personnes qui les font
vivre». Le Comité souligne l'existence d'un fond continu de recherche
scientifique de qualité à maintenir voire à enrichir : il constitue une base
solide sur laquelle il est possible de greffer de nouveaux
développements.
La recherche scientifique effectuée au sein du LGP2 se caractérise bien sûr
par de fortes spécificités (ex. physique des structures fibreuses) mais
présente aussi un grand intérêt général au-delà de son domaine
d'application (ex. chimie et physico-chimie). Elle est également porteuse
d'évolutions significatives vers de nouvelles technologies et leurs
problématiques scientifiques associées (ex. techniques graphiques et
d'impression).
Les orientations scientifiques récentes sont jugées pertinentes dès lors
qu'elles sont en cohérence avec la vocation et les compétences du laboratoire
et qu'elles correspondent à de forts enjeux scientifiques et applicatifs :
c'est ainsi le cas avec l'orientation de l'équipe Science et techniques
graphiques vers les nouvelles technologies d'impression.
Toutefois, le Comité attire
l'attention du LGP2 sur les précautions nécessaires dans la mise en place et
le traitement de deux problématiques d'actualité. Ainsi, pour les "Nanomatériaux
et papiers intelligents", le laboratoire doit s'inspirer des avancées
scientifiques réalisées par les autres communautés de recherche dans le
domaine des nanomatériaux, éviter la redécouverte de résultats déjà connus
et affirmer clairement sa spécificité "papier".
Par ailleurs, le nouvel axe "Ingénierie des procédés
propres de production, de dépollution, de recyclage des fibres
cellulosiques" correspond mieux à la transversalité de la thématique
"Environnement" qui ne doit plus être cantonnée à une seule équipe.
Dans les deux cas, le Comité insiste sur les collaborations et interactions à
développer avec d'autres laboratoires effectuant des recherches dans des
domaines similaires.
Des initiatives à développer, des points à améliorer
Ces dernières années, le LGP2 a porté ses efforts sur différents aspects
de son organisation interne : rééquilibrage des publications scientifiques
entre les différentes équipes, contrôle et formation en matière de
sécurité, développement des formations des membres du laboratoire (celles
liées au management des ressources humaines et à la politique qualité de l'EFPG
sont ainsi très appréciées par les experts), structuration de l'accueil des
nouveaux entrants et implication des doctorants dans la vie du laboratoire,
développement de l'ouverture internationale notamment avec l'arrivée de
post-doctorants.
Prenant acte des résultats déjà significatifs de ces initiatives,
le Comité recommande au LGP2 de poursuivre ses démarches voire de
les pousser plus loin : ainsi, il souhaite la mise en place d'«une
véritable politique de formation à moyen terme, qui s'appuie sur une
identification et une analyse plus générale des besoins» ou encore la
poursuite de la démarche d'ouverture internationale que le LGP2 devrait «amplifier
en la distribuant davantage sur les différentes activités du laboratoire».
Autre point important : le Comité apprécie les mesures prises
pour augmenter le niveau de sécurité des personnels manipulant quotidiennement
des produits à risques et des machines industrielles. Il encourage le LGP2 «à
continuer, voire renforcer une politique rigoureuse de contrôle et de formation
à ce sujet», tout en reconnaissant que l'efficacité d'une telle politique est
«largement subordonnée à des travaux de mise en conformité des locaux,
relevant de la politique des tutelles».
Enfin, si la présentation, la communication et la lisibilité du laboratoire
sont jugées bonnes dans l'ensemble, les auditeurs attirent l'attention du
laboratoire sur certains points à clarifier et à améliorer afin de valoriser
davantage le travail effectué par le Laboratoire Génie des Procédés
Papetiers et de le rendre plus visible.