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cerig.efpg.inpg.fr |
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Révision : 01 Juin 2007 |
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La fibre de l'innovation
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"Créer une école d’ingénieurs papetiers, était-ce bien raisonnable ? L’était-ce plus qu’une école du verre, de l’acier, ou du ciment ? S’il s’agissait de former des cadres techniques de haut niveau pour faire fonctionner des machines à papier et faire tourner les usines, n’avions-nous pas, sortant de nos écoles, qu’elles soient Centrale ou les Arts et Métiers, des ingénieurs parfaitement compétents ? Qu’est-ce que le papier pour mériter une telle attention et un tel investissement ?"
1907-2007 : les 100 ans de l'École Française de Papeterie et des Industries Graphiques (EFPG) seront célébrés le 15 juin prochain, à Grenoble. Une belle occasion de dresser le bilan d'un siècle d'histoire, d'enseignement, de recherche et d'innovations. L'occasion également de parler des défis actuels et à venir, et de jeter les bases des futures évolutions de l'école. Telle est l'ambition de l'ouvrage "La fibre de l'innovation" édité pour le Centenaire. L'avant-propos de Dominique Lachenal, Directeur de l'EFPG, et de François Vessière, Président de son Conseil d'Administration, ainsi que le sommaire sont proposés ici.
Dominique Lachenal, François Vessière (1er Juin 2007)Un modèle original, novateur et démocratique
Livre édité
pour le CentenaireLa décision de créer l’École de Papeterie a été prise par les industriels papetiers. Ce fut leur initiative, née de leur analyse que les technologies de fabrication de la pâte et du papier, la nature et la complexité du matériau produit, exigeaient des compétences scientifiques et techniques qui n’étaient pas enseignées à l’Université. Les différentes étapes des procédés de fabrication, qui relèvent du Génie des Procédés ou du Génie Chimique, sont effectivement mises en œuvre dans des conditions aux limites du connu et de l’étudiable. De plus, aucune physique ne sait décrire les propriétés du papier qui, à la fois fibreux, hydrophile et solidifié par de simples liaisons hydrogènes, ne ressemble à aucun autre matériau. Ils pressentaient également l’essor considérable qu’il allait connaître, exigeant des propriétés adaptées à l’infinie diversité des usages. C’était un pari. L’avenir leur a donné raison.
C’est Grenoble, patrie de la houille blanche et berceau de nombreuses entreprises papetières, qui fut choisie pour implanter l’EFPG. Initiative privée pour une école privée. Mais on ne décrète pas comme cela la création d’une grande école d’ingénieurs, fût-ce dans un environnement porteur. Il y faut des moyens à la hauteur de la mission et de l’ambition. Les papetiers en apporteraient, en fournissant locaux, équipements et un corps professoral au fait du domaine et des technologies. Cela ne suffirait pas. Il fallait aussi des professeurs capables d’enseigner au meilleur niveau les disciplines concernées, et donc garants de la qualité des enseignements. Cette vision, et les choix qui l’ont concrétisée, se sont révélés d’une rare pertinence. Professeurs universitaires et ingénieurs privés ont travaillé ensemble pendant un siècle pour faire de cette école une grande école française, d’un modèle original, novateur hier comme il l’est encore aujourd’hui, et démocratique, l’École étant privée mais gratuite.
Sélection, contrôle des flux, adéquation de la formation aux besoins industriels, autonomie, souplesse, initiative : tous ces ingrédients sont certainement à invoquer pour expliquer pourquoi cette école de métier est classée aujourd’hui par l’INSEE immédiatement derrière les trois grandes écoles parisiennes les plus prestigieuses que sont Polytechnique, Centrale et les Mines, pour le salaire et donc la carrière de ses anciens élèves en activité. Cela témoigne de l’étonnante valeur ajoutée apportée par l’EFPG à ceux qui y entrent et qui n’étaient pas nécessairement parmi les meilleurs aux concours.
L'École de papeterie et de l'imprimerie est en devenir une école des biomatériaux
L’avenir de l’EFPG est lié à l’avenir du papier. C’est une évidence. Jamais l’accroissement de la demande en papier dans le monde n’a été plus fort qu’aujourd’hui. Jamais le papier n’a connu de position aussi dominante dans l’emballage. Jamais nous n’avons autant copié, imprimé, édité, emballé. Le monde sans papier n’est pas le nôtre. Tout simplement parce que, dans ses applications, il est le plus performant des matériaux. De plus, issu de matières premières renouvelables et facilement recyclables, il est aussi le plus conforme aux exigences du développement durable. Si l’avenir du papier ne fait aucun doute, l’EFPG s’est néanmoins ouverte, non seulement à l’imprimerie qui l’a rejointe il y a 20 ans, lui permettant ainsi de couvrir une vaste filière allant de la sylviculture au papier, à l’emballage et à l’imprimé, mais également aux nouveaux polymères qu’il est possible de préparer à partir de la biomasse végétale, aux biomatériaux et aux bioproduits pour le bâtiment, l’emballage, la chimie et l’énergie. L’École de papeterie et de l’imprimerie est en devenir une école des biomatériaux, vaste domaine auquel le papier appartient.
L'ambition d'une école sans frontières
La formation ne reconnaît plus les frontières. D’ailleurs, nous n’imaginons plus que nos propres ingénieurs puissent, dans un proche avenir, être diplômés sans avoir connu d’expérience de formation à l’étranger tant l’ouverture culturelle et la maîtrise des langues sont devenues des atouts essentiels pour leur future carrière. Quels sont aujourd’hui les centres de formation papetière qui comptent à l’échelle du monde ? Helsinki, Grenoble, ainsi que quelques autres mais de moindre importance. Ce rang, acquis grâce à tous ceux qui ont construit l’École au cours des décennies, doit être valorisé pour faire de Grenoble un réel lieu de formation international dans nos secteurs, référence non seulement pour les pays d’Asie dont l’industrie papetière explose, mais aussi pour les autres pays papetiers qui n’ont pas à leur disposition de réelles structures de formation. C’est ce positionnement nouveau qui sera seul en mesure d’assurer le développement que l’École doit ambitionner sur ses secteurs de base.
La combinaison réussie des cultures scientifique et industrielle
L’image de l’EFPG connaît bien d’autres facettes que ce livre illustre avec talent.
Dans l’enseignement supérieur, formation et recherche ne peuvent être dissociées. L’École est aussi un centre de recherche de premier plan. Peu d’organismes de recherche peuvent se vanter d’avoir été à l’origine ne serait-ce que d’une seule innovation majeure à portée mondiale. C’est le cas de l’EFPG à qui l’on doit le blanchiment des pâtes papetières à l’oxygène, né des travaux d’André Robert, Professeur de chimie à l’École, adopté par plus de la moitié des unités de production dans le monde. D’autres développements ont été préparés et connaîtront, nous l’espérons, le même succès.
Collaborer avec l’Industrie à la formation des cadres demande un rapprochement culturel qui exige la formulation d’objectifs clairs et justifiés, l’évaluation des résultats et l’engagement dans une démarche d’amélioration continue. La certification ISO 9001, acquise en 2005, a concrétisé ce rapprochement, et inscrit l’EFPG dans le groupe extrêmement restreint des écoles d’ingénieurs engagées dans une culture de résultats et de progrès constants.
Enfin, l’attachement des anciens élèves à leur école constitue peut-être le meilleur témoignage de sa réussite. Il s’y mêle bien sûr des souvenirs d’une période agréable dans l’environnement exceptionnel de Grenoble mais aussi une réelle reconnaissance pour ce que l’École leur a apporté. Le retour est immense, que ce soit la dynamique du réseau ou le soutien financier sans équivalent dans l’univers des écoles d’ingénieurs.L'innovation : la marque de l'EFPG
La fibre de l’innovation. Au-delà du jeu de mots, c’est bien en effet l’innovation qui est la marque de l’EFPG. Innovation dans sa création et son statut, innovation lorsqu’elle fit le pari de la formation par l’apprentissage, innovation dans sa démarche d’amélioration continue, innovation dans les relations créées avec ses anciens élèves, innovation dans ses laboratoires, innovation dans le futur qu’elle va s’inventer en partenariat avec l’INP Grenoble et le Centre Technique du Papier...
Que sera-t-elle demain ? Encore plus grande certainement. Différente sans doute. Mais pour beaucoup toujours la même.
Sommaire
Le papier & l’encre dans l’air du temps
| Le papier, un matériau indispensable De multiples usages L’emballage, un secteur d’avenir Le recyclage, au stade de la maturité Le numérique, un avenir complémentaire |
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| L’imprimerie à l’ère numérique, une transformation radicale Depuis le XVe siècle, une industrialisation progressive Le prépresse, pivot de l’imprimerie actuelle Couleur et personnalisation, la nouvelle donne L’électronique imprimée, de larges perspectives L’EFPG, acteur de ce monde en mutation |
L’École, une aventure d’experts
| Dès l’origine, une École professionnelle et universitaire L’environnement industriel local, un terreau favorable L’expertise de grandes figures |
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| Un acteur de rang mondial, une volonté affirmée La démarche Qualité, un levier récent Poursuite de l’ouverture internationale Les associations de l’École, des passerelles |
L’élève, notre raison d’être
| Des diplômés opérationnels, un enjeu permanent Le recrutement, une lente évolution La filière classique ponctuée de projets et de stages Le Master en papeterie, une filière internationale La Licence Professionnelle pour l’imprimerie, une réponse aux évolutions |
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| L’apprentissage, l’EFPG pionnière dans le monde universitaire Les années d’étude, une expérience professionnelle Un succès incontestable |
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| La réussite des diplômés L’École s’implique dans la recherche d’emploi 17 % des diplômés font carrière à l’étranger |
La recherche, notre moteur
| “Success stories”, des réussites emblématiques Aujourd’hui, plus de la moitié des pâtes blanchies sont traitées à l’oxygène Demain, la pâte à papier blanchie sera avec de l’air Le Gyroclean, le premier succès en génie papetier Un nouveau type d’injecteur de pâte, pour augmenter la productivité Avec le Morfi, des mesures plus efficaces |
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| Un réseau de partenaires industriels et universitaires La recherche, pour un enseignement à la pointe La recherche, l’envol des années 1950 L’impression-transformation, fruit d’un partenariat avec l’industrie Le LGP2, pour une recherche performante L’EFPG, un acteur essentiel de l’industrie papetière L’EFPG, un partenaire privilégié de l’imprimerie |
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| L’innovation, au cœur de la recherche Œuvrer aujourd’hui, pour les défis de demain L’emballage, un enjeu européen capital Le papier, une ouverture pour la filière sucrière européenne Le traitement des effluents, des progrès spectaculaires La biomasse, une alternative aux ressources fossiles Le Pôle Fibres Naturelles à la croisée des industries La rencontre du papier et des nanotechnologies La valorisation, un impératif |
Les fibres, une passion partagée
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| Fibres de notre quotidien | |||
| Fibres pour applications spécifiques |
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